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mercredi 12 novembre 2008

Pashupatinah

12 novembre 2008

Pashupatinah

Lever 8h. La douche est froide.

Petit déjeuner au guest-house.

Nous partons vers 10h en direction du temple Pashupatinah, grand sanctuaire hindouiste, situé à la lisière Est de Kathamandou.
Après une bonne heure de marche à travers les rues polluées et stressantes de la circulation de KTM, nous arrivons par une ruelle bordée de stands d’encens, de fleurs (soucis), de conques marines et d’objets religieux.
Pashupatinah est le Bénarès du Népal. La rivière Bagmati se jetant dans le Gange, a le même caractère sacré. C’est donc ici qu’ont lieu les crémations avant que les cendres ne soient dispersées dans l’eau de la rivière. Au sud de la passerelle, les ghâts de crémation servent aux défunts d’extraction commune. Tandis que les ghâts de crémation devant le temple (interdit aux non-hindous), au nord des passerelles, sont réservés aux incinérations royales ou de personnes d’une caste élevée.
Depuis la terrasse en face, de l’autre côté de la rivière, nous assistons d’abord à une préparation d'une incinération. Sur la berge, un corps attend qu’un ghât se libère.
La succession quasi ininterrompue des crémations donne à réfléchir sur la mort. Puis le corps est déposé sur un bûcher  Des pleureuses circulent plusieurs fois autour du corps dans le sens des aiguilles d’une montre, en jetant sur le linceul les dernières offrandes.  Un homme de la famille met le feu au bûcher  tandis qu’un autre homme jette les fleurs jaunes dans la rivière. Il met aussi de la paille sur le corps et entretient le feu avec du petit bois. Les hommes de la famille se font raser la tête en signe de deuil.





A la fin de la crémation, les cendres et les dernières bûches presque consumées sont jetées dans la rivière. Rivière qui sert de dépotoir, puisque tout y est jeté, fleurs, cendres, …plastics compris. Deux hommes, debout dans la rivière, raclent les nombreux détritus (fleurs, plastics, bois, …) pour les ramener dans le courant de la rivière et ainsi les faire partir.
Un peu plus loin, en aval, des enfants jouent dans l’eau en repêchant les bouquets de fleurs, des femmes lavent leur linge, des hommes font leur toilette, … !!!


Nous poursuivons notre visite en grimpant les marches menant au sommet de la colline, où s’étend l’ensemble du temple de Gorakhnarth. A part un shikara rouge et blanc, il y a une multitude de temples et de sculptures, des effigies du taureau Nandi montant la garde, des tridents tandis que les singes se baladent sur ce site paisible.

 Nous redescendons vers la rivière Bagmati, voir une crémations d'un noble. 




Pashupatinah, haut lieu de culte hindouiste, est à l’image du Népal, lieu de contrastes : la vie côtoyant la mort, l’activité mercantile des vendeurs de babioles suppliant des fidèles venus de partout pour se recueillir dans ce lieu de prières, l’enfant jouant près de l’ancêtre qui s’éteint, des ghâts pour les gens des hautes castes jouxtant ceux destinés aux gens impurs des basses castes, des renonçant (des sâdhus) en quête de sainteté parmi des mendiants déguisés en saints hommes, des femmes enveloppées dans leurs luxueux saris parmi des hommes presque nus barbouillés de cendre, le brahmane se recueillant avant d’officier à une cérémonie, à quelques pas de touristes voyeurs au milieu desquels se promènent des babouins.
Et malgré toute l’animation de ce lieu saint, les mouvements et les bruits feutrés donnent à cette immense place, une ambiance paisible empreinte à la fois de ferveur religieuse, de respect, de tristesse et de joie, …. Car mourir au Népal, c’est aussi renaître !




 C’est vers 14h30 que nous rentrons par le même chemin que l’aller. Nous nous arrêtons pour manger de délicieux momos dans un boui-boui et poursuivons jusqu’à l’hôtel, où une douche chaude est bienfaisante pour enlever toute la poussière que nos corps ont pris durant ce trajet.
Nous réservons le taxi et les billets de bus pour aller à Pokhara le lendemain.

Un peu de lecture quand vers 18h, coupure d’électricité.
Nous allons souper au resto de notre guest-house : un bon macaroni poulet pour Serge et un chowmein poulet pour moi.

20h30 : dodo puisqu'il n'y a toujours pas d'électricité.

Texte de Tripinette

dimanche 9 novembre 2008

Suite de la visite de Katmandou

DIMANCHE 09-11-2008 : Kathmandou

Lever 6h30 pour aller découvrir Durbar Square tôt le matin. Il y règne une ambiance religieuse  impressionnante. Les gens vont faire leurs dévotions et offrandes avant d’aller travailler. 







Nous retournons aux mêmes bouis-bouis qu’hier pour acheter des beignets et y boire un thé.
Nous avions prévu d’aller à Patan aujourd’hui, mais comme nous sommes restés plus longtemps à Durbar Square, nous modifions notre programme et restons dans la ville.
Nous nous perdons dans les ruelles, les placettes, les cours et arrière-cours de Kathmandou pour y découvrir les temples cachés de la ville. Heureux choix car cela nous a permis de faire de belles découvertes.








Retour à l’hôtel vers 14h pour compléter notre blog et prendre une douche chaude.
Nous allons boire un verre à la terrasse du Kumeri bar où nous mangeons également un riz frit. Vers 16h, nous essayons d’envoyer nos premières photos via le blog, mais les connexions sont trop lentes et c’est NIET.
Souper au resto de l’hôtel : noodles eegs pur moi et riz frit au poulet pour Serge.
Petite balade digestive à Durbar Square.



LUNDI 10-11-2008 : Patan - Bungamati - Khokana

Lever 6h. Nous marchons dans les rues tranquilles de la vieille ville à la recherche du bus pour Patan. Celui que nous prenons nous crée un peu de frayeur car il retourne à la station des bus Ratna Park. Mais c’est OK, nous sommes dans le bon.

A 7h, nous arrivons à la station de bus de Patan. Nous visitons le Durbar Square où la concentration des temples hindouistes constitue le plus fabuleux ensemble d’architecture newar du Népal. A cette heure matinale, les couleurs sont jolies et il n’y a pas encore de vérificateurs de tickets. En effet, normalement, en tant que touristes, nous devons nous acquitter d’une taxe supposée de 2000 Rs (= 20 EUR) par personne et par jour de visite du Durbar Square, mais qui en réalité est de 200 RS (= 2 EUR). L’endroit est superbe avec tous ces temples aux origines diverses.





Nous allons ensuite manger des beignets accompagnés d’un thé.


Nous parcourons ensuite la ville de Patan par la promenade pédestre, avec une succession de ruelles, places, cours, temples hindous et bouddhistes, le plus beau étant le temple d’or. (Entrée 200 RS par personne). Ce sont souvent aussi des espaces de vie commune, où les femmes se retrouvent et effectuent les tâches quotidiennes, que les enfants jouent, que les vieillards somnolent au soleil et que les hommes parlent des affaires de la communauté.





 Vers 12h, nous quittons Patan et prenons un bus pour Bungamati, village newar classique datant du 16e s, situé à 5 km de Patan, perché sur un éperon rocheux dominant la Bagmati. Quand nous arrivons, c’est l’heure du battage du riz sur les places du village et comme souvent, ce sont les femmes qui, pieds nus, remuent les fagots ou les secouent. Nous faisons le tour du village, visitons 2 temples, faisons les ateliers d’ébénisterie à la recherche d’un petit Ganesh. Ces artisans ébénistes sont renommés dans toute la vallée de Kathmandou.




















Nous sommes invités par une famille à goûter à un dessert fait de quartiers d’oranges défaits, de pili-pili, de café moulu grossièrement et de fenouil grec. Délicieux.

Nous poursuivons notre chemin jusqu’au village de Khokana où nous achetons un petit éléphant en bois. Ce 2ème village nous séduit moins que le précédent malgré qu’il conserve de nombreux aspects de la vie newar traditionnelle.










 Serge veut faire des photos de champs en terrasse que nous avions remarqué plus tôt quand nous étions dans le bus en venant de Patan. Nous marchons donc le long de la route pour retrouver la route principale. Mais notre route étant un raccourci, il n’y a presque plus de champ en terrasse en vue. Tant pis pour les photos.
Nous reprenons un bus pour Patan où là, nous attrapons un autre bus pour Kathmandou.

Douche, internet et souper au resto de l’hôtel.

Texte de Tripinette