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jeudi 11 octobre 2012

Retour à Leh

La nuit a été tempétueuse. Cela n'arrange évidemment pas nos affaires puisque nous rentrons aujourd'hui à Leh et qu'il faudra bien repasser par les sommets du Yakmil La et surtout du très haut Chang La. C'est sûr qu'au sommet, à 5360 mètres, la pluie de cette nuit s'est inévitablement transformée en neige. Impossible d'avoir des informations sur l'état de la route et nous décidons, avec notre chauffeur, de tenter de passer. Le départ est prévu juste après le petit déjeuner.



Sur le lac, le soleil brille déjà de ses mille feux.


Lorsque nous arrivons sur les premières pentes du Yakmil La, la neige commence à faire son apparition, mais la route reste dégagée.



La seule question qui se pose, c'est pour combien de temps encore allons nous rouler sans problème ?! La réponse ne tardera pas à venir confirmer nos craintes. Dans les premiers kilomètres, c'est la neige qui commence à remplacer le bitume et nous sommes pourtant encore très loin du sommet. 

                  Sur moins d'un kilomètre tout se compliquera.





 La pente de la route est de plus en plus importante et cette fois, nous sommes bel et bien bloqués. Et il n'y a pas que nous !!


La bataille contre les éléments fait rage.


 Mètre par mètre, les véhicules se frayent un chemin. Mais une nouvelle tempête vient ruiner nos efforts de tentative de dégagement.



Cette fois, le combat est inégal et nous sommes contraints et forcés d'attendre le soleil qui viendra faire fondre la neige qui est sur la route.

En attendent ce moment, Pascale et moi préférons marcher vers le sommet. Lorsque les véhicules seront débloqués, le nôtre nous rattrapera forcément.



Ce n'est qu'après une heure et demie que notre véhicule s'arrêtera à notre hauteur. Le voyage peut se poursuivre jusqu'au sommet.




Sur l'autre versant, ce n'est guère mieux et nous attendons encore un petit moment avant d'entamer la descente. 
Visiblement, nous sommes à la fin de nos soucis, nous allons pouvoir rejoindre Leh dans de bonnes conditions.


En passant près du monastère de Stakna, nous demandons au chauffeur d'y faire une petite halte afin d'y faire une visite avant de rentrer.




 Le monastère de Stakna est accroché à un piton rocheux totalement isolé au milieu de la plaine, proche de l'Indus. Ce monastère n'est peut-être pas très grand, mais c'est sûrement celui que je préfère car il y règne une ambiance très particulière.




Comme dans tous les vieux monastères, celui-ci date du XVI ème siècle. On y trouve des petites merveilles.

                 
Le soir, nous allons manger au Wok où nous retrouvons Jean-Louis. Chacun raconte ses dernières aventures. Pour nous le lac et pour lui, Saspol où il est retourné pour voir le monastère aux trois Bouddhas géants, puisqu'il savait où trouver la clé. Tout comme nous, il a été surpris lorsqu'il a vu ces Bouddhas.
Une bonne info en vaut bien une autre et il nous dit que demain, se déroule le festival annuel au monastère de Choglamsar. Ce monastère fait partie de l'école des bonnets noirs de Lhassa. 
Nous qui pensions que le voyage se terminerait lorsque nous avons quitté les bords du Pangong Tso. Et bien non, il y a, ce festival qui nous permettra de vraiment finir ce voyage en beauté.

Une journée de balade au bord du lac Pangong Tso

Ce matin, nous prenons le petit déjeuner dans la cuisine du propriétaire de la guesthouse. Ne regardez pas le désordre, cela ne veut rien dire, car nous avons mangé des repas vraiment succulents. Hier soir, il y avait au menu pas moins que cinq plats différents et je ne vous parle même pas de leurs présentations, ils étaient exactement comme dans un restaurant avec des étoiles. Ce matin, rebelote : au menu, chapatis chauds, omelettes vegetables, yaourt nature, miel et sucre pour le yaourt, du riz au lait sucré, confiture et thé. Si après ça, on ne fait pas les vingt kilomètres sans problème jusqu'à Murak, je n'y comprends plus rien. 





Le village de Murak est la limite autorisée pour les touristes, et cela depuis seulement 2010. Dans la zone qui est encore interdite aujourd'hui, il y a deux villages, celui de Kakst et de Chushul, qui sont respectivement, à quinze et douze kilomètres de  la frontière tibétaine. C'est évidemment beaucoup trop près, pour laisser passer de simples touristes comme nous !!!! Avant de partir de la guesthouse, nous demandons à notre chauffeur de venir nous rechercher à Merak aux alentours de 15 heures. Le rendez-vous est pris, nous pouvons partir.



La balade est splendide. Il est bien difficile de trouver les mots exacts pour exprimer ce que nous ressentons lorsque nous nous baladons dans un tel paysage. Ce qui nous frappe le plus, c'est sûrement le silence et cette couleur bleue qui est présente partout. Ca c'est uniquement lorsqu'il fait beau. Hélas, la météo va changer au fil des heures et nous finirons notre balade sous un ciel plombé.



Mais n'allons pas trop vite, pour le moment, nous arrivons dans le hameau de Man, qui possède une vingtaine de maisons, une école primaire et un gonpa. 



Les effets du tourisme ne se font pas encore sentir. Les habitants vivent difficilement cet éloignement et sont, de ce fait, assez pauvres.






Petit détour dans l'école où les élèves étudient dans un couloir vitré, ce qui leur permettra de gagner quelques degrés en hiver.


Nous ne nous attarderons pas dans la "classe de cours" et nous nous dirigeons directement vers le gonpa. Lorsque nous arrivons, il n'y a bien sûr pas de moines et c'est un villageois qui viendra nous ouvrir la porte.




Un gonpa très simple, un peu à l'image du village.
La visite terminée, nous continuons directement vers le prochain village, Merak.



Au dessus de nos têtes, le temps commence à changer. Si bien que lorsque nous arrivons à Merak, c'est carrément la tempête qui s'annonce.




Notre chauffeur n'est pas là, il nous faut à tout pris trouver un endroit pour au moins se préserver du vent qui fait rage.
Nous trouverons asile chez l'amchi en attendant notre chauffeur. Nous ne nous faisons pas de soucis. Lorsqu'il arrivera, il y aura toujours quelqu'un pour lui dire que nous sommes ici. Des étrangers dans un coin si reculé, ne passent jamais inaperçu !


Notre journée s'achèvera juste à temps pour éviter la douche froide.