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vendredi 4 juin 2010

Spiti VI

4 juin

Kaza / Vashist

6h30 le fils du propriétaire du 4X4 passe à la guest house et nous demande si c'est bien nous qui allons à Manali et si nous sommes prêts ? Encore juste quelques minutes pour fermer nos sacs et on va pouvoir y aller ! Il nous montre alors le véhicule qui se trouve à côté de la maison familiale, dans lequel, nous pouvons déjà déposer nos affaires avant d'aller à la maison pour boire un thé et manger quelques chapatis.
C'est très gentil, nous terminons en vitesse de fermer nos sacs et nous rejoignons la famille dans la cuisine pour se restaurer un peu avant le départ.



La route sera longue, il ne faut pas trop perdre de temps. A 7h, nous sommes assis dans le 4X4. Comme nous sommes que deux, le père nous dit qu'il vient avec et que c'est son fils aîné qui va conduire, nous n'y perderons rien car il s'avèrera que c'est un sacré bon chauffeur.



Le véhicule démarre lorsque la mère arrive en courant avec une série de drapeaux à prières pour accrocher au sommet du Kunzum La, que le père dans la précipitation du départ avait oublié.
Ok, nous avons tout, nous pouvons quitter Kaza avec des souvenirs plein la tête de tout ce que nous avons vu ici au Spiti.


Après quelques km de Kaza, nous passons un pont pour aller sur l'autre rive. C'est cette rive que nous allons suivre jusqu'au pied du Kunzum La. C'est inévitable, en chemin nous repassons devant le monastère de Kye où nous demandons au chauffeur de s'arrêter afin d'en prendre une toute dernière photo en guise d'adieu. 







La route continue, nous sommes secoués de toutes parts, on quitte les rives du Spiti pour commencer la longue montée du Kunzum La. 












Nous comprenons immédiatement pourquoi cette route est fermée si longtemps. Durant l'hiver, d'énormes glaciers envahissent la route et au printemps, des équipes du génie civil doivent créer des couloirs dans la glacier afin de libérer la route. Le spectacle est saisissant car nous avons parfois des murs de glace de plus de 5 mètres de haut qui frôlent de chaque côté les rétroviseurs du véhicule.
Pendant tous ces moments un peu dangereux, le père du chauffeur n'arrête pas de psalmodier des prières, afin que tout se passe bien.





Les prières ont eu de l'effet et nous arrivons déjà au sommet complètement dans la brume. Comme prévu, nous nous arrêtons pour tendre les drapeaux à prières, nous faisons le tour du sanctuaire et reprenons notre route.




C'est le début de la longue descente. Sur la piste, une jeep remplie de moines revenant des cérémonies du monastère de Kungri et retournant dans leur monastère, est embourbée dans la neige. Les moines doivent descendre du véhicule et après plusieurs essais, leur chauffeur parvient à arracher son véhicule de la gadoue.
C'est à notre tour mais notre super chauffeur réussit l'exercice en une seule fois.


















Dans la descente, les couloirs des glaciers sont encore plus imposants et les psalmodies du pére reprennent de plus belle.





 



Ici, la piste n'est rien d'autre que le lit de la rivière. Cela nous tassera un peu plus les vertèbres.


On continue dans cette large vallée. Malgré les conditions atmosphériques difficiles, des bergers partent déjà dans les alpages avec leurs troupeaux.  







La route n'est plus très loin, mais ce n'est pas pour cela que nos conditions de route sont meilleures et pour les nomades, c'est encore plus compliqué. 



L'embranchement de la route qui va de Manali à Leh n'est plus très loin. 








Avant d'arriver à notre étape, nous devons encore passer le Rohtang La, sommet de près de 4000m. C'est l'endroit où les indiens nantis vont faire du ski ou du motoneige avec tout le folklore que cela suppose. Le spectacle est d'ailleurs indescriptible, ceux qui sont passés par là, savent de quoi je parle !!!! Aujourd'hui, avec ce mauvais temps, il n'y a pas grand monde sur les pistes de ski. 
Après le sommet, Manali n'est plus très loin. C'est donc après 11h de route pour 200 km, que nous avons rejoint le village de Vashist, sur les hauteurs de Manali.
Maintenant, nous attendons Christian qui doit arriver mardi dans la matinée. 


mercredi 2 juin 2010

Spiti V

2 juin

Kibber / Kaza

Nuit très bonne, un peu froide mais ça personne n'y peut rien.
Nous refaisons directement nos sacs. Sans thé noir, ni sachet Maggy dans le ventre, nous montons dans le bus pour retourner à Kaza.
Après à peine une heure de descente et des tournants à couper le souffle, nous arrivons à destination. Nous allons directement déposer nos sacs à la guest house, puis allons prendre un petit dej avec tout ce qui nous manquait là haut. Dans l'après midi, nous irons encore manger des momos, boire des thés au lait. Qu'est ce que cela fait du bien !!!!!!

Demain, ce sera Dhankar et son monastère, puis nous pousserons une pointe jusqu'à Lalung.
Dhankar est l'ancienne capitale du Spiti, située à 3870 m. Le village est abrut, la montée à pied est délicate jusqu'au stupa qui offre une vue imprenable sur la vallée de la Spiti, de la vallée de la Pin et sur Lalung qui se trouve au fond de l'étroite vallée de la Lingti.

A bientôt à tous.

3 juin

Une journée à Dhankar


7h30, le bus démarre et nous conduit au pied de la piste qui monte au monastère de Dhankhar.

Arrivés sur place, c'est le départ d'une longue ascension. Nous sommes à 9km et 300m plus bas que le monastère.
Dans un premier temps, nous devons suivre la route, il est impossible de couper les lacets par de petits chemins tellement la paroi est abrupte. Lorsque cela est possible, nous le faisons, sûrement pas parce que c'est plus facile, mais le raccourci est important.
Nous grimpons ainsi pendant 2 heures.
Ca y est, nous avons le monastère devant nous, accroché littéralement à la montagne.
Comment des hommes ont-ils pu construire des batisses aussi hautes à flanc de falaise ? En tout cas, le résultat est saisissant. Encore un petit dernier effort pour arriver au gompa et nous passons la porte du monastère. 





Nous sommes dans la cour intérieure où nous sommes accueillis par un moine et deux tasses de thé. Après la consommation, le moine nous fait visiter trois petites salles 
La seule salle où je n'ai pas pu faire de photos, c'est celle des masques. Dommage, c'était la plus belle. 




 Après la visite, nous passons près de l'école. Un professeur nous interpelle pour savoir d'où nous venons. Comme il y a une mappemonde au mur, nous pouvons lui montrer l'endroit exact où se trouve la Belgique.
Nous profitons pour lui demander où est le chemin pour rejoindre Lahul. Il nous montre le départ, mais nous montre aussi un autre chemin pour aller vers un lac d'altitude qui selon ses dires, est plus beau que Lahul. Nous le remercions du conseil et prenons ainsi le chemin qu'il nous a indiqué.




Nous voilà repartis pour un montée scabreuse. Il nous faut passer un col et contourner un autre.
J'ai dur, je veux abandonner, cela monte trop fort. Mais Pascale m'encourage à aller jusqu'au bout. Heureusement car là-haut, le spectacle est grandiose. Nous sommes au milieu d'un cirque avec ce lac à l'eau d'émeraude, ces montagnes encore plus hautes et ce silence à peine coupé par le vent.
A la vue de ce spectacle, vous oubliez facilement toutes les difficultés de la montée.




Maintenant, nous devons tout redescendre et rejoindre la route où le bus nous avait 
laissé ce matin. Inutile de dire que l'exercice est plus facile et nous redescendons le tout en 1h45.



Au bord de la route, nous attendons un véhicule pour rentrer. C'est un pick up qui s'arrêtera. OK, il va à Kaza et nous montons à l'arrière dans la benne.



Etant donné que la route est mauvaise, nous sommes littéralement secoués comme de vrais pruniers. Après 20 km , le pick up s'arrête net. A 100m, il y a un contrôle de police et nous devons descendre. Fini le transport chaotique, il nous faut terminer les derniers km à pied. Arrivés à Kaza, nous sommes dans un tel état, que je promets à Pascale que demain, c'est une journée de repos complet. 
Bonne nuit.


4 juin

Repos à Kaza

Aujourd'hui, nous nous levons tellement tard, que le propriétaire de la guesthouse pense que nous sommes israéliens et qu'aujourd'hui, vendredi, que nous faisons le shabbat !! Je lui explique notre journée d'hier et lorque l'on sait que les indiens ne font pas facilement 100m à pied, il trouve cela totalement impossible pour lui, mais comprend notre lever tardif.
Nous flânons "en ville" qui est toujours sans eau courante et électricité et nous cherchons un chauffeur de 4X4 pour aller à Manali. Des chauffeurs, ce n'est pas ce qu'il manque, mais nous ne voulons pas d'un jeune fou de la route et choisissons un chauffeur expérimenté. Il viendra demain nous chercher à la guesthouse.

Voilà une bonne affaire de faite. Christian, tu peux fermer ton sac, nous serons au rendez-vous de Vashist. Nous avons aussi des renseignements concernant la route de Manali-Leh. Elle est toujours fermée pour au moins 5 jours. Si les prévisions sont bonnes, ce sera alors tip top pour nous. A voir.