samedi 18 septembre 1999

Damas

DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 1999 : Bruxelles – Damas
  
5h : debout. J’ai mal dormi.

5h45 : nous sommes debout devant la porte de l’immeuble à attendre le taxi. Celui-ci n’arrive pas. Je remonte à l’appart pour téléphoner au dispatching du taxi. Je n’ai pas le temps de dire « ouf » qu’on m’annonce « bonjour, votre taxi est en route ». Je redescends, et en effet, le taxi est là (1100 BEF).

Notre avion d'Alitalia prévu hier ayant été annulé, c'est avec un simple papier remplaçant nos tickets d’avion que nous nous présentons au guichet d'embarquement Sabena. Mais pas de problème, on nous donne les cartes d’embarquement.

7h30 : envol à bord d’un airbus A319-320 avec sièges en cuir et petit déjeuner.
9h : arrivée à Vienne. Nous nous baladons dans l’aéroport. C’est rempli de magasins chics et d’autrichiens. C’est bête, nous n’avons que des lires italiennes avec nous.

10h20 : envol pour Damas dans un airbus A320 de la compagnie Austrian Airlines. Tout est en autrichien ou en anglais ou en arabe. Ah, les sièges sont en tissu. Le repas est bon mais frugal : veau en sauce, riz et mélange de poivrons.

15h : nous atterrissons à Damas. La phase d’atterrissage a été plutôt longue.
Par rapport à la Belgique, il y a un décalage horaire d’une heure en plus.

Il fait très chaud, l’aéroport étant aux portes du désert. Il nous faut presque une heure pour passer la douane car on fait passer tout un groupe avant nous.

Enfin nous voilà en Syrie. Change de 150 USD contre 6900 livres syriennes, soit le cours à 46 ( 1 USD = 39 BEF ).

Nous prenons un bus local pour Damas centre. Les syriens sont sympas, ils ne laissent pas une femme debout dans le bus et ils ne s’asseyent pas près d’elle. Du coup, Serge a aussi une place assise. Le bus s’arrête à la demande. Nous allons jusqu’au terminus. Là, nous sommes un peu paumés. Nous demandons notre chemin pour l’hôtel Salam. Celui-ci est complet, ainsi que d’autres. Nous trouvons finalement près de la place des Martyrs, l’hôtel Beirut. Pas terrible, mais il y a 2 lits dont les draps sont déchirés et un évier. Nous réservons pour 3 nuits.

Nous partons à la découverte de Damas. Vers 19, il fait nuit.
Nous nous baladons dans le souk, puis au hasard.

20h : nous trouvons un resto, ancien resto français : brochettes d’agneau, frites, salade tomates et crêpe de pain.

Nous avons quelques difficultés à retrouver l’hôtel Beirut. Dodo sous le ventilo.

LUNDI 20-09-1999 : Damas
  
7h : debout. On se lave à l’évier.

Nous partons par le souk Hamidieh, longue rue pavée recouverte, mais pourquoi les magasins sont-ils en train de fermer ???





A la fin du souk, les vestiges du temple de Jupiter, dont il ne reste pas grand-chose.

 Nous voulons visiter la mosquée des Omeyades (grande mosquée) mais pour les touristes, ce n’est accessible qu’à partir de 10h. Nous tournons autour de la grande mosquée, en longeant les murs, et découvrons de jolies ruelles.

Nous allons boire un thé à une terrasse de café (il n’y en a pas beaucoup) et mangeons un pain sucré acheté chez un chaland.


10h : nous payons nos entrées pour la grande mosquée, et moi, je suis invitée à porter une grande cape brune.
Nous passons par un petit jardin donnant accès au mausolée de Saladin, que nous irons voir en sortant de la mosquée.
Et il faut se déchausser pour entrer dans cette mosquée. Lorsque nous rentrons dans la grande cour rectangulaire couverte de dalles, nous trouvons un décor fantastique avec de très belles mosaïques sur tous les murs.









Une fois dans la salle de prières, nous nous dirigeons vers la partie est pour voir ce qui nous semble être le tombeau de saint Jean-Baptiste. C’est la cohue et la ferveur.



Ensuite, nous allons dans la partie sud des bâtiments, dans l’immense salle des prières. Et là, au milieu de la salle, se trouve le tombeau de St Jean-Baptiste. Comprenne qui pourra.
Nous nous promenons dans la grande cour où il faut éviter les fientes de pigeons et les flaques d’eau.




Après avoir visité le mausolée de Saladin, nous nous dirigeons vers le quartier chrétien et ses anciennes maisons. Visite du monastère St Paul en bordure de la vieille ville.






Nous nous promenons par les petites rues. Nous visitons le cimetière Bab es Saghir, où se trouve le tombeau de Fatima (fille de Mahomet et femme d’Ali). A la sortie du cimetière, quelques graveurs sur pierre.



MARDI 21-09-1999 : Maaloula

 Nous démarrons plus tard. Grand jus d’orange acheté à un marchand en rue.

Nous devons aller de l’autre côté de la vieille ville pour rejoindre la place des Abbassides afin de prendre le bus pour Maaloula.



Rencontre d’un syrien parlant français.

9h20 : le petit bus démarre. Après plus d’une heure de route, nous arrivons sur la place centrale de Maaloula où il fait plus frais. Il est vrai que nous sommes à plus de 1500 m d’altitude. Village calme malgré les quelques touristes.




Nous nous dirigeons vers le couvent Sainte-Thècle, dont le tombeau est dans la roche, un peu plus haut. Belle église avec icônes.



Nous nous dirigeons ensuite vers le fond de la rue, où débute une faille dans la roche. C’est par cet étroit défilé grimpant que nous arrivons à une sorte de petit monastère. Hélas la porte est fermée.




Comme nous avons faim, nous redescendons au village par le même défilé. Un marchand nous propose des fruits secs : nous lui achetons ½ kg d’amandes. 
Le resto est presque vide. Au menu : soupe de poulet et citron, brochettes d’agneau, frites, salade. Un vrai délice. 

En relisant nos notes et les guides, nous nous rendons compte que la sorte de monastère vu ce matin est l’église et le monastère Saint-Serge.
Serge est encore plus déçu de sa fermeture.
Nous décidons de remonter (ce n’est pas si loin). Nous revoyons le vendeur de fruits secs et un homme en uniforme : ils nous proposent un thé que nous acceptons. L’homme en uniforme nous fait comprendre que le monastère Saint-Serge n’ouvre qu’à 18h.

Serge hésite, mais nous continuons quand même vers le monastère. Et Euréka, il est ouvert !!! Un moine est occupé avec des touristes, mais il nous invite à voir l’église. Pas de photos.
Il s’agit de la plus ancienne église au monde !!!
Le moine vient nous donner quelques explications en français. Nous le rejoignons ensuite à la boutique souvenirs où nous achetons cartes et K7 car les chants sont en araméen.


Nous redescendons par le défilé jusqu’au village. Là, nous nous promenons. Un cortège se met en route pour un enterrement chrétien. Il y a beaucoup de monde. Et lors du passage du cortège devant la mosquée, l’imam se met à chanter pour le mort.

Nous reprenons le bus pour Damas. Serge dit qu’il n’a jamais vu autant d’églises dans un pays musulman.

Nous arrivons à Damas vers 16h15. Là, nous nous dirigeons vers la porte Bab Touma pour trouver la chapelle Sainte Ananie située dans une cave.


Nous revenons vers l’hôtel après un petit détour. 
Nous allons manger un petit bout : chawarma, sorte de galette de pain avec viande, ail et cornichon.
A l’hôtel, Serge va à la réception pour se renseigner sur le lieu de départ du bus pour Palmyre. Un homme se propose de nous y emmener demain : rdv à 6h30 à la réception.

lundi 16 novembre 1998

Goodbye Livingstone

LUNDI 16 NOVEMBRE 1998 : Livingstone – Biotope del Quetzal

Lever à 5h du mat. Nous arrivons au débarcadère et nous profitons du lever du soleil sur la mer.


6h30 la lancha (canot à moteur) est remplie et part direction Puerto Barrios, où nous arrivons à 7h10. C’est le port de la banane Chiquita, où se trouve de gros cargos.
De là, nous prenons un taxi qui nous conduit jusqu’à l’arrêt des bus (pour 10 Q)

7h30 : le bus, style Pullman, démarre. Les paysages sont désolés, dévastés par la boue et les eaux des rios.
Nous arrivons à 11h à El Rancho, carrefour de bus. Je profite de l’arrêt pour aller changer les derniers TC. Mais je crois que dans cette banque, ils n’ont jamais vu un passeport belge !!!
Serge commence à s’impatienter. Heureusement, le bus n’est pas encore là.

11h35 : le bus pour le biotope del Quetzal arrive enfin. Après un arrêt en catastrophe, nous descendons du bus.

Nous visitons le biotope del Quetzal : bof, c’est assez décevant. Deux heures de marche et rien que des escaliers !!! Peu de lumière, que de la verdure, végétation épaisse, pas de quetzal, ni d’oiseaux, ni d’animaux, sinon un écureuil sourd, qui mange.




Nous logeons dans une auberge pas loin du biotope. A part cette auberge, il n’y a rien d’autre, que le passage des camions sur la route.
Il fait hyper humide dans cette auberge. De plus, il pleut.
Nous dormons tout habillés. Vers minuit, je sens des gouttes d’eau me tomber dessus : on change le lit de place.

MARDI 17 NOVEMBRE 1998 : Biotope del Quetzal – Quetzaltenango

Nous sommes réveillés par des voisins de chambre parlant français. Il faut dire qu’il n’y a qu’une cloison de bois séparant les chambres. Ils parlent de nanas et de culs. Je leur demande de parler moins fort. Serge se tord de rire.

6h30 : nous quittons cette auberge « merdique », sans se laver, ni déjeuner. Il pleuvine.

6h45 : On a un bus pour Guaté-ciudad.

Comme on descend dans la vallée, le beau temps est là. Pour arriver à Guatémala ciudad, beaucoup de travaux et d’embouteillages. Arrivée dans le centre ville à 11h30.

Nous allons immédiatement réserver le bus Pullman pour Quetzaltenango dit Xéla (Sheila).
Dîner : poulet.

Nous essayons par 3 fois de téléphoner pour confirmer le vol retour. Grâce au  bon numéro fourni par un voyagiste, j’arrive finalement à confirmer le vol retour.

14h30 : départ du bus pour 4 heures de route confortable. Nous arrivons dans le noir à Quetzaltenango. Nous prenons un taxi (10 Q) pour rejoindre l’hôtel Rio Azul où nous avons une chambre à 3 lits. Douche. Nous allons souper dans un resto italien nourriture très bonne.
Il fait frais, mais nous sommes à 2300 m d’altitude. Heureusement, nous avons de bonnes couvertures.
  
MERCREDI 18 NOVEMBRE 1998 : Momosténengo – Santiago del Alto

Quelle bonne nuit !

Nous nous dirigeons vers le Parque Central pour prendre le bus citadin no 2 qui va au terminal des bus reliant Quetzaltenango à d’autres villes. 
Là, nous prenons un autre bus pour Momosténengo. Tout le long du trajet, nous voyons des paysages magnifiques.
Arrivée au village vers 10h. C’est jour de marché et nous achetons une nappe (20 Q) et un plat (3 Q). C’est pour rien. 





Nous nous promenons jusqu’à une butte au haut de laquelle il y a des rites catholico-mayas.


  
Ayant raté un bus, nous décidons de retourner à pied par la route. Un pick-up s’arrête et nous conduit pendant un ou deux kilomètres avec des autochtones dans la benne. Nous poursuivons à pied. Cela grimpe, mais un bus s’amène. Ouf ! Il nous conduit à Santiago del Alto où le marché se termine. Pas de resto dans ce village. Nous reprenons donc un bus pour Xéla.

Nous allons retirer 1000 Q à la banque avec Visa. Dans les banques, il y a déjà l’arbre de Noël.

Nous allons manger au même resto italien qu’hier.

Nous nous baladons dans Xéla, près du Parque central où nous achetons 3 masques.

20h : retour à l’hôtel et dodo.

 JEUDI 19 NOVEMBRE 1998 : Totonicapan - Chichicastenango 

Nous faisons nos sacs et vidons la chambre. Nous laissons nos sacs à la consigne de l’hôtel.

Nous décidons d’aller ce matin à Totonicapan. Il faut d’abord prendre le bus no 2 pour le terminal des bus. La, nous attendons une bonne heure avant d’avoir le bus pour Toto.

A Totonicapan, l’église a été rénovée, mais n’est pas terrible. De même, le village. Vers 11h, nous rentrons à Xéla. A 12h, nous sommes aux Quatro Caminos, le bus ne nous ayant pas ramené au terminal des bus, il nous faut chercher un autre bus citadin.

Retour à l’hôtel pour reprendre nos sacs à dos. A nouveau, il nous faut prendre un bus local pour aller jusqu’au terminal des bus. Nous attendons plus d’une heure sans voir passer un bus. Bizarre ! Un petit taxi collectif s’arrête à notre hauteur. Il paraît qu’il n’y a plus de bus qui repasse par le terminal aujourd’hui. Il faut aller les chercher aux Quatro Caminos (à la sortie de la ville Xéla). Ce mini-bus nous arrête à un rond-point où nous prenons un autre bus pour Quatro Caminos. Arrivés là, pas le temps de souffler, nous reprenons un autre bus pour Los Encuentros. Le chauffeur de ce bus roule comme un fou dans le brouillard. Nous sommes partis à 14h45 et arrivons à 15h55, à Los Encuentros, alors que normalement, il y a 2 heures de trajet. Nous sommes tellement secoués par ce trajet que nous mettrons une bougie à l’église de Chichi.

16h : un bus arrive pour Chichicastenango où nous arrivons à 16h35.

Nous logeons à l’hôtel El Salvador : douche.

Pour nous, ce fût une journée de perdue en transports.

VENDREDI 20 NOVEMBRE 1998 : Santa Cruz del Quiché
  
Le perroquet de l’hôtel me réveille par ses cris.

7h : nous quittons l’hôtel pour prendre le bus qui nous amène à Santa Cruz del Quiché, dit Quiché. Il fait beau.
Aucun touriste à Quiché. Balade sur le marché et visite de l’église.

Nous faisons la balade de 3 km jusqu’aux ruines de K’umarcaaj, ancienne capitale maya quiché. Il ne reste pratiquement rien des ruines, mais la campagne est magnifique.
Il fait beau malgré quelques nuages.

En descendant un ravin, nous nous trouvons devant une grotte où se pratiquent des rites mayas. Un homme nous prête sa lampe-torche et nous pénétrons dans ce tunnel à hauteur d’hommes, long de quelques dizaines de mètres. Au bout, de nouveaux rites mayas avec bougies et fleurs. Il fait chaud mais respirable. C’est impressionnant.



Nous sortons de ce tunnel et le même homme nous dit qu’il y a un deuxième tunnel plus bas. Nous y allons. Mais cette fois-ci, le tunnel est plus long. Il y a aussi les offrandes, les fleurs, les bougies et les gens qui prient.

Nous repartons ensuite vers Quiché. En chemin, Serge discute avec une vieille femme qui lui vend une petite tête de cochon, partie d’une poterie. Cela viendrait de son champ et serait très ancien.




Il fait maintenant plein soleil.
Arrivés à Quiché, nous nous baladons sur le marché. Quand soudain, devant l’église, de la musique : des danseurs mexicains font une danse parodiant ironiquement les anciens conquistadors.






Nous achetons une casquette pour Sandrine.

Vers 12h30, nous reprenons le bus pour Chichi. Poste.
Nous allons manger une bonne pizza.
Nous nous rendons ensuite à l’oratoire de Pascual Abaj : c’est une grosse pierre noire où se pratiquent aussi des rites mayas. Il se situe en haut d’une colline, mais ce n’est pas terrible.

Nous rentrons au village et nous visitons les jardins des annexes de l’hôtel Maya Inn : magnifique.

En rentrant du resto le soir, je remarque de nombreux soldats sur la place du marché. En fait, il y a une coupure d’électricité dans le quartier où se trouve notre hôtel.

SAMEDI 21 NOVEMBRE 1998 : Chichicastenango – Antigua

Lever tôt.

A 6h30, nous quittons l’hôtel. Serge veut photographier des indiens Maya devant l’église San Tomas. Nous les attendons et ils apparaissent vers 7h.  Ils font leurs salutations devant l’église.

Nous prenons le bus de 7h20 pour Chimaltenango.
Nous sommes samedi et le bus est plein. Nous sommes serrés comme des sardines. Peu de monde descend, à croire qu’ils vont tous à Guatémala ciudad, destination finale du bus.
Serge et moi sommes assis sur une demi-fesse.
Après 2 heures de route, nous sommes contents de descendre de ce bus.

Nous attendons un autre bus pour Antigua, mais celui qui arrive est déjà plein. Un homme en pick-up s’arrête et nous emmène avec des indigènes jusqu’à Antigua.
Nous y retrouvons l’hôtel Santa Lucia 4. Après ce voyage éprouvant pour le dos et les fesses, douche.

Achats de derniers cadeaux, cafés, bracelet pour Sandrine, …
On n’a presque plus de quetzals (juste de quoi payer le taxi demain) et il nous reste encore 10 USD. Pour le resto de ce soir, il y a la carte Visa.
  
DIMANCHE 22 NOVEMBRE 1998 : Guatémala – Miami – Madrid – Bruxelles
  
6h : debout

7h30 : le taxi collectif vient nous chercher. Nous sommes les seuls clients.
8h30 : nous sommes déjà à l’aéroport, mais l’embarquement n’est qu’à 11h40 affiché.

Pour pouvoir sortir du pays, il faut payer une taxe. Pour cela, je dois changer des pesetas car il nous manque quelques quetzals.

Heure locale                 Heure belge

11h50                            18h50                   départ du Guaté
15h05                             21h05                  arrivée à Miami
17h45                             23h45                  départ de Miami
07h50                             07h50                  arrivée à Madrid
11h45                             11h45                  arrivée à Bruxelles


A l’aéroport de Miami, on ne peut fumer que devant l’entrée des toilettes. Nous discutons avec des pompiers français revenant des zones sinistrées par le cyclone Mitch.

L’avion pour Madrid survole les Bermudes et ça tangue pas mal. Les stewards et hôtesses de l’air n’apparaissent plus. Et en plus, on a eu la mauvaise idée de prendre des places côté fumeurs. Quelle fumerie ! Pas besoin de cigarettes.

LUNDI 23 NOVEMBRE 1998 : Madrid – Bruxelles


A Madrid, il faut de nouveau traverser tout l’aéroport, soit ¾ heure à pied et passer la douane européenne puisque nous entrons dans l’espace Schengen.

Arrivés à Bruxelles, nous découvrons avec horreur que le sac de Serge (prêté par Lucie) est en piteux état : les armatures sont cassées. Serge est abattu.

Je décide de nous rendre au bureau des réclamations où nous devons patienter. Après toutes ces heures passées dans plusieurs avions, cela semble long.
Enfin, réclamation est faite.

lundi 9 novembre 1998

Dernier jour à Florès

LUNDI 9 NOVEMBRE 1998 : Florès
  
5h30 : les oiseaux font beaucoup de bruit et nous réveillent. Cela ressemble au film « les oiseaux » de Hitchcock.

Petit déjeuner à l’hôtel, pour une fois.

Les français réservent leurs billets d’avion pour Cancun avec un départ demain soir. Nous nous baladons dans Florès et prenons un verre à l’hôtel Santana. La serveuse arrive et laisse tomber 3 bières sur la table : fou rire général. En remettant la table en place, Christian fait tomber une autre bouteille : on n’ose plus bouger ! On reçoit des tacos comme zakouskis.

 Retour à l’hôtel pour la douche.

Change de 50 USD en TC à 6.20 dans un bureau de change.

Comme les français nous quittent demain, nous décidons de faire une virée : Margherita coulant à flot, bon souper, avec gibier et un dernier verre.
Nous rentrons à minuit, mais l’hôtel est fermé. Nous sonnons plusieurs fois pour réveiller l’aubergiste.

MARDI 10 NOVEMBRE 1998 : Florès

Nous nous levons tard (après la virée d’hier).

Après la douche, petit déjeuner dans un petit resto : dégueulasse : 4 jus d’orange au lieu de 6, café froid, …

Nous partons en balade jusqu’à Santa Elena, le but étant de visiter les grottes. Mais bof, … on n’y va pas. Il fait chaud.

Change de 150 USD.

Serge et moi réservons notre bus pour le lendemain pour Rio Dulce.

Retour à l’hôtel. Sur la terrasse, en haut de l’hôtel, un dernier verre.

17h30 : un taxi vient chercher les 4 français pour l’aéroport. Ils partent pour Cancun au Mexique. Ainsi se termine leur voyage au Guatemala.

Serge et moi, nous nous retrouvons seuls. Nous nous baladons dans Florès.
Souper spaghetti puis dodo.
  
MERCREDI 11 NOVEMBRE 1998 : Florès – Rio Dulce
  
6h : debout pour la douche et fermeture des sacs. Petit déjeuner à l’hôtel.

7h30 : le taxi vient nous chercher pour nous conduire devant l’hôtel Paloppo à Santa Elena.

8h30 : le bus arrive. Il est presque plein : encore 2 places pour nous, les autres sont debout.
Direction Rio Dulce. Un peu de macadam, puis, c’est la piste. Et ce bus qui fonce : bonjour le dos.



Il pleut de plus en plus, la piste devient glissante. Le voyage n’est pas aussi terrible que le « Routard » le prétend. Au croisement avec la frontière du Belize, tout le monde doit descendre du bus avec vérification d’identité.
Vers la fin, à nouveau du macadam. Arrivée à Rio Dulce vers 14h30.


Près de l’embarcadère, nous nous renseignons au kiosque-infos : une canadienne nous répond en français et nous conseille un hôtel : Hacienda Tijax.
Une lancha (petite barque) est là et nous traversons le Rio Dulce pour rejoindre l’hôtel. Celui-ci est en partie inondé, le bar et l’allée sont sous eau, suite au cyclone Mitch.
Nous logeons dans le bungalow le plus éloigné, au premier étage. Il n’y a pas de porte, ni de fenêtre. Tout est ouvert. Heureusement, il y a une moustiquaire au-dessus du lit.




 Il pleut très fort. 

Le petit ami de la canadienne est belge et travaille pour l’hôtel. Cela fait 4 ans qu’il a quitté la Belgique et qu’il travaille en Amérique Centrale. Il nous dit qu’il n’y a rien à faire à Livingstone (c’est à voir, …on verra).

Souper spaghetti à l’hôtel : un peu chérot les plats.

20h : au lit, car presque pas d’électricité.

JEUDI 12 NOVEMBRE 1998 : Rio Dulce – Livingstone

Nous avons passé une bonne nuit dans ce bungalow ouvert sur la forêt. Il a plu toute la nuit, le niveau de l’eau n’a pas baissé. Douche chaude. Petit déjeuner frugal avec le pain d’hier soir et saucisson.

Ensuite, nous allons faire une balade dans la propriété de l’hôtel ( +/- 330 acres soit  +/- 165 ha).
Il faut passer sur des passerelles surplombant l’eau du lac (débordant), puis terrain un peu boueux. Ca grimpe ferme, mais en haut, quel spectacle sur le lac Izabal et le rio Dulce. Dans la propriété, cultures d’arbres à caoutchouc, hacienda avec chevaux, …
Nous revenons par un petit chemin pentu et boueux, pour arriver à un point d’eau où, parait-il, on peut se baigner ????






Retour à l’hôtel, en nage tellement il fait chaud et moite.

10h30 : une lancha passe nous prendre à l’hôtel pour nous conduire à Livingstone. Le français et l’américain qui logeaient aussi à l’hôtel, sont allés à Rio Dulce prendre le même bateau !!!

La balade sur le Rio Dulce est superbe avec toute cette végétation luxuriante, mais beaucoup trop rapide. Des oiseaux font même la course avec le bateau. Dans les derniers kilomètres, nous passons par un canyon. Des voiliers remontent la rivière.



11h30 : arrivée à Livingstone – changement de décor et d’ambiance. Ici, les habitants ont la peau noire. Ce sont des descendants d’anciens esclaves noirs s’étant échappés des cales de bateaux.
Direction Hôtel African Place, demeure espagnol-mauresque qui se trouve en haut du village.




Nous donnons notre linge à laver. Il mettra 3 jours pour sécher tellement le climat est humide. Douche froide : cela fait du bien.

Dîner au bar-resto Bahia-Azul.

Une femme propose de faire des tresses aux femmes attablées.

Discussion avec 2 canadiens possédant chacun leur yacht. Il paraît qu’à 30 km d’ici, la cyclone Mitch a fait 1000 morts.
Retour à l’hôtel.
Petite balade dans le village. Nous soupons au même endroit que ce midi. Une coiffeuse de rue (une Mama) me fait une coiffure rasta, pendant que je mange une omelette.
Il repleut, mais pas très longtemps.
  
VENDREDI 13 NOVEMBRE 1998 : Livingstone

Petit déjeuner au resto Bahia-Azul où on a mangé hier midi et soir.
Balade jusqu’aux cascades las Siete Altares. Les plages sont décevantes, car recouvertes pratiquement par la jungle.
Nous rencontrons un gars garifuna sympa Glenn, nous continuons le long de la plage jusqu’aux cascades, ensemble de chutes et de bassins d’eau douce. Baignade.





Au retour, nous discutons sur la plage avec Glenn, transporteur de bois. Il nous reconduit jusqu’à Livingstone par un autre chemin.

En chemin, nous nous arrêtons devant une maison où c’est la fête. Je continue seule jusqu’à l’hôtel chercher des sous. Au retour, je retrouve Serge et Glenn, un peu ivres car ils ont bu du punch chaud. Nous repartons vers une maison d'une amie de Glenn.

J’ai des coups de soleil. Massage balade en ville

Resto à l’hôtel.

SAMEDI 14 NOVEMBRE 1998 : Livingstone

Il a plu toute la nuit, mais ce matin, il fait beau et chaud.

Balade dans Livingstone sous le soleil.


Achat de pain et saucisson. PM repos à l’hôtel.

Au soir, nous restons manger au resto de l’hôtel : paëlla, puis 2 Margherita à notre resto-bar favori.
En rentrant, le patron de l’hôtel African Place nous signale qu’il n’y pas d’électricité, suite à un court-circuit. Et donc pas de ventilo pour nous rafraîchir la nuit.
  
DIMANCHE 15 NOVEMBRE 1998 : Livingstone

8h : debout. Petit déjeuner à la terrasse du resto-bar Bahia Azul. Nous revoyons les 2 canadiens qui nous parlent d’un couple de Belges rencontrés à Miami, couple diabolique dont les journaux avaient parlé car ils avaient tué auparavant leur conjoint respectif pour toucher la prime d’assurance.

Balade jusqu’au débarcadère.

Serge s’achète une bague à un artisan local.

Retour à l’hôtel. Il fait très chaud.

3 ou 4 hélicoptères tournent au-dessus de nos têtes. On apprendra plus tard que le président français, Chirac, est venu en visite à Puerto Barrios, voir les dégâts causés par le cyclone Mitch.