vendredi 24 septembre 1999

Hama

SAMEDI 25-09-1999 : Hama

Lever tard, petit déjeuner à l’hôtel.

Nous partons voir la grande mosquée en passant par le souk, puis devant des khans.
Nous reprenons les petites ruelles où un atelier de peintres est installé. Une femme parlant anglais nous invite à parcourir les différentes pièces de chaque peintre. Une peinture nous intéresse, mais il y a le problème du transport jusqu’en Belgique.

Nous continuons le long du cours d’eau, qui est à sec, pour essayer de voir la noria à côté d’une mosquée. Serge doit entrer dans le jardin du Cham Palace, avec un groupe de touristes pour pouvoir faire la photo.
Après un verre de limonade, nous remontons vers la butte de la citadelle, que nous contournons pour arriver devant l’église orthodoxe, puis devant la grande mosquée.
Je mets un foulard et nous entrons, d’abord dans la grande cour, puis dans la salle des prières. Un homme nous accompagne et nous indique, dans quelques mots d’anglais, qu’avant la mosquée, il y avait une église dont on peut encore voir un pilier grec.

Après la visite, nous revenons vers le centre en prenant un autre chemin par l’autre côté du rivage.
Il y a là une mosquée en construction que Serge va visiter. Ensuite, nous redescendons vers le centre. Sur le côté gauche de la route, il y a un souk. Serge me dit de l’attendre pendant que lui, va visiter le souk pendant 1/4h.



 Un peu plus loin, je vois le bureau du tourisme où je vais demander un plan de la ville.

Hôtel.  Puis resto un peu plus chic que d’habitude, avec terrasse couverte, situé près des norias : entrées + brochette + salade + fromages pour 550 £.

A notre retour à l’hôtel, nous demandons à la réception de réserver pour le lendemain, l’hôtel Tourist à Alep. Serge prend l’appareil téléphonique. On lui répond en français, mais nous ne pouvons réserver que pour 2 nuits. OK.
Après un peu de repos digestif,, nous nous rendons à un km du centre voir les 4 norias. Mais les cafés et restos cachent la vue et ils sont fermés.
Nous traversons le pont. Par chance, le gardien d’une propriété privée nous permet d’aller voir les norias de près. Un gamin nous montre le mécanisme des norias (quand il y a de l’eau).
Retour à l’hôtel.

DIMANCHE 26-09-1999 : Hama – Alep

6h : debout pour la douche et le petit déjeuner.

7h30 : nous payons l’hôtel 36 USD. L’hôtelier me rend 200 £ pour 4 USD soit le taux officiel de 1 USD pour 50 £.

Nous nous rendons à la gare des bus, toute proche pour 2 places pour Alep (130 £).
7h40 : le bus est déjà là.
Comme d’habitude, le convoyeur du bus offre des bonbons et des verres d’eau. Je me rends compte que j’ai oublié la bouteille d’eau à la réception de l’hôtel Cairo. Tant pis. Nous ne sommes pas assis l’un à côté de l’autre et le bus est plein.

Après +/- 2 heures de route, nous voilà arrivés à Alep.
Nous essayons de trouver l’hôtel Tourist où nous avons réservé une chambre. C’est un peu difficile, car il est dans une petite rue remplie de vendeurs de pneus.
Bon accueil, mais nous sommes trop tôt, la chambre n’est pas encore libre.

Nous décidons d’aller à l’office du tourisme qui se trouve dans un parc : peu de documentation, juste un plan de la ville.

Nous passons devant une agence Alitalia où nous entrons pour confirmer notre vol retour. Nous apprenons que nous sommes sur une liste d’attente car il y a overbooking. La dame d’Alitalia nous propose :
- Soit une place retour sur le vol du 30/09 : on refuse.
- Soit 2 places retour pour le vol du 07/10 : pour moi, c’est trop tard.
- Soit 2 places retour pour le vol du 05/10 avec un transit de 40 minutes ou logement à Milan et arrivée le 06/10 à Bruxelles
Nous optons pour la dernière solution. La dame nous conseille de téléphoner le samedi à Alitalia pour savoir s’il y a toujours de l’overbooking pour le 03/09.
Ras-le-bol d’Alitalia : pour un seul voyage A/R, c’est le 3èmeproblème qui se pose.

Nous nous dirigeons ensuite vers le quartier chrétien arménien aux jolies ruelles étroites.




Un homme nous emmène dans un magasin qui ressemble à un musée du Vieux-marché à Bruxelles.

Nous nous baladons dans les ruelles et nous arrivons à l’église arménienne des 40 martyrs. C’est le jour des baptêmes. Nous assistons à l’office. 

Nous continuons notre chemin et nous trouvons un petit resto où le poulet est délicieux.
Après quelques détours, retour à l’hôtel : douche, cartes, repos

LUNDI 27-09-1999 : Alep

Petit déjeuner à l’intérieur, car la table installée sur la terrasse est complète.

Nous saluons Madame Olga, personne âgée, portant une minerve et ayant des problèmes de dos.

Nous décidons de visiter le souk et la citadelle. En chemin, nous nous faisons accoster par un marchand et nous changeons 150 USD à un bon prix.
En passant par le souk, nous nous faisons interpeller par des marchands, notamment par un marchand de foulards. J’en achète 3.





Nous continuons vers la citadelle. L’entrée est gratuite aujourd’hui, pour je ne sais quelle fête. 
Cette citadelle est immense et la vue sur la ville d’Alep est superbe !









Nous retournons vers le quartier de l’hôtel pour y trouver de quoi manger. Nous entrons dans une sorte de snack : poulet un peu cramé.

Retour à l’hôtel qui est situé dans un drôle de quartier avec des vendeurs de pneus.
La salle de bain est à l’ancienne avec une baignoire sur pieds.

Nous nous rendons à la grande mosquée. Mais d’abord, nous visitons  la médersa Halawyyeh, située en face de la grande mosquée. Un homme parlant français nous explique qu’avant, il y avait une cathédrale chrétienne et qu’ensuite, elle a été transformée en lieu de prières, puis en école. Très bel endroit, calme. 



 Nous allons ensuite à la grande mosquée, où je dois mettre une cape, malgré mon foulard. Cette grande mosquée est en plein travaux, mais l’endroit est paisible.


MARDI 28-09-1999 : Alep

Nous nous levons tard. 
10h : nous sommes les derniers pour le petit déjeuner.

Nous allons du côté de la grande mosquée : achat de cartes et de timbres à la Médersa.

Nous essayons de trouver l’ancien hôpital psychiatrique : le Bimaritan Arghour. Finalement, nous le trouvons dans une ruelle en travaux.
Le gardien nous ouvre la porte. Nous sommes les seuls touristes. Endroit calme et reposant. On n’y trouve plus que des nids de pigeons.





Nous allons ensuite dans la direction de la Citadelle pour découvrir le hammam Yalbogha al Nasi. Le lieu donne envie d’y venir pour un hammam.

Nous allons boire un verre à une terrasse, devant la citadelle.  Serge y fume un narguilé.



Nous allons manger au resto Abou Al Nawas où le serveur nous invite dans les cuisines pour choisir nos plats : soupe de lentilles + bœuf + riz. Après ce copieux repas, nous rentrons à l’hôtel.

Après un peu de repos, nous prenons nos maillots et retournons au hammam, près de la citadelle. Là, il y a encore des troupeaux de visiteurs.
Mais Serge va déjà se changer et entre dans les pièces chaudes. Moi, je dois attendre l’heure des femmes.





 Après une heure, Serge revient enveloppé de serviettes de bain.
C’est le tour des femmes à se changer, à se faire laver les cheveux et le corps, à passer dans la chambre à brouillard, et à se faire masser. Bonne ambiance !
Après m’être fait envelopper de serviettes, je reviens vers la salle centrale, où Serge m’attend.  Thé et repos.

Nous rentrons fatigués à l’hôtel. Terrasse, puis dodo.

mardi 21 septembre 1999

Palmyre

Mercredi 22-09-1999 : Damas – Palmyre

5h30 : debout. Pas assez dormi.

6h30 : nous sommes à la réception de l’hôtel. Le réceptionniste nous indique l’adresse en arabe de la gare des bus, ainsi que le prix du taxi jusque la gare.
Nous prenons donc un taxi et nous arrivons à 7h à la gare. Là, il y a du monde et des bus pour toutes les directions. Après s’être fait dépassé plus d’une fois dans la file, Serge a enfin nos tickets. Petit déjeuner avec des petits pains.

8h05 : le bus, style Pullman, démarre. Il traverse un désert de pierres. Heureusement, il y a l’airco.
11h : arrivée à Palmyre où il fait très chaud. L’arrivée à Palmyre est surprenante car on longe le site romain pendant presque 2 km.

Dès notre descente du car, nous nous faisons accoster par 5 ou 6 personnes nous proposant un hôtel. Finalement, après maintes discussions, Serge me laisse avec les bagages et suit un homme qui possède un hôtel à 2 rues de là. Il revient me chercher et nous allons à l’hôtel New Afka, pour une chambre avec air conditionné et douche-WC.

Après la douche, nous nous dirigeons vers le musée. Celui-ci ferme de 13 à 16h càd dans une demi-heure. Mais comme nous ne sommes pas très ‘musée’, nous nous contentons du jardin autour de celui-ci. Nous lisons quelques infos sur la ville, puis allons du côté de la rue aux restos et magasins. Seul un resto a du monde à sa terrasse, pas les autres. Tant pis pour ceux-là. Nous mangeons une soupe de légumes et un spaghetti.

Il fait de plus en plus chaud. Nous nous baladons jusqu’à une palmeraie au bout du village. Nous y rencontrons 2 hommes qui nous offrent des grenades à manger. 




Nous décidons d’aller visiter ensuite le site romain. C’est grandiose !!! Pas de touristes.
Les monuments datant du II ème siècle, sont très bien conservés, car il ne pleut presque pas ici.







Nous grimpons ensuite vers le château surplombant le site romain. Nous arrivons juste à temps pour le coucher du soleil. 




  JEUDI 23-09-1999 : Palmyre

Nous nous levons tard. Petit déjeuner dans le sous-sol de l’hôtel. 

Nous décidons d’aller voir les tours-tombeaux. Il faut repasser par le site romain et son théâtre. Nous continuons à pied et faisons tout le site : c’est immense.
Les tours-tombeaux sont tout au bout. Certains sont fermés par une grille et on peut voir ce qu’il y a à l’intérieur. Cela ressemble à des caveaux.




Nous allons même au-delà du dernier monument, mais il commence à faire trop chaud et nous revenons sur nos pas. 



Nous rentrons à Palmyre où nous nous arrêtons au jardin du musée. Il y fait un peu plus frais. Serge fait tremper ses pieds dans un bassin d’eau. Mais un gardien vient lui montrer qu’il y a des poissons dans ce bassin. Pauvres bêtes !

Nous retournons au même resto qu’hier pour dîner, puis nous faisons un tour dans le bourg.



Nous rentrons à l’hôtel pour nous reposer. Serge repart seul pour une visite de la source sulfureuse (!) de Palmyre, mais elle est asséchée. Il  ira se balader dans la palmeraie.

Nous retournons à notre resto pour boire un verre et écrire quelques cartes. Serge a pris les amandes achetées à Damas et en offre aux serveurs qui les apprécient beaucoup. Souper à ce resto. Lors de l’addition, on nous fait un bon prix rond.

Au retour vers l’hôtel, nous passons devant le bureau de réservation des bus où nous y prenons nos tickets pour le lendemain.

Arrivés à l’hôtel, l’hôtelier est attablé devant l’entrée. Nous voulons payer les 2 nuitées et changer 50 USD. J’attends plus d’une demi-heure. L’hôtelier revient : sa maman n’étant pas là, il n’aura le change que demain matin, quand on partira. Inchallah !

VENDREDI 24-09-1999 : Palmyre – Hama

6h : debout.

Serge va déposer les sacs à l’arrêt du bus et moi, j’attends l’hôtelier pour changer 50 USD en livres syriennes.

7h : le téléphone sonne et l’hôtelier sort de sa chambre en calebard ! Enfin, cette fois, il a de quoi faire le change.

7h15 départ du bus pour Homs. C’est un vieux bus et la route est plutôt mauvaise. Bonjour las cahots !

Nous arrivons à 9h10 à la gare routière de Homs où nous mangeons des couques.

10h05 : nous prenons un autre bus pour Hama où nous arrivons après 40 minutes de trajet. Le bus s’arrête dans le centre, pour nous déposer près des hôtels.
Serge, à la recherche d’un hôtel, fait des découvertes bizarres (hôtels douteux).

Nous choisissons l’hôtel Cairo, chambre 17, propre avec douche wc pour 12 USD/chambre. Il se trouve en plein centre-ville. Après un thé, nous accédons à notre chambre où nous prenons une douche.

Nous déambulons dans le centre : les norias (ou roues à eau) sont disposées le long du cours d’eau, l’Oronte, qui est malheureusement à sec.





Nous nous baladons dans les ruelles anciennes. Tout en cherchant un resto, nous continuons notre chemin ..........



.............. et visitons une mosquée.



Nous poursuivons la balade dans la ville.


Après avoir mangé, nous allons à la citadelle. Il s’agit d’une butte en haut de laquelle il y a un jardin très vert où les gens de Hama viennent se reposer le vendredi.
Un homme nous invite auprès de sa famille, à boire un thé. Il a 2 ou 3 femmes et 7 enfants. La conversation est difficile car ni l’un ni l’autre ne parlons beaucoup l’anglais. 


Nous rentrons à l’hôtel par l’autre rive de l’Oronte. Nous découvrons un quartier en pleine rénovation : mosquée en construction (suite aux évènements de 1982 ???). Le souk est vide car nous sommes vendredi, jour de prières. Nous nous baladons dans les ruelles anciennes.
Le peuple syrien est gentil et les gens veulent nous offrir du thé. Mais il commence à faire nuit.
Nous rentrons dans le centre ville où nous allons boire un verre à une terrasse avec vue sur les norias illuminées.