vendredi 18 mai 2012

Angers

Pour nous, c'est toujours un plaisir de revenir à Angers. Cette année encore, nous profiterons d'y passer une semaine bien agréable en visitant le parc du Puy du Fou, le château de Villandry, le château de Azay le Rideau, une visite expo à Rablay sur Layon et pour terminer en beauté, un séjour à Restigné avec en point d'orgue, le passage dans les caves du vigneron Pierre Caslot au domaine de la Chevalerie. Un moment vraiment inoubliable que je conseille à tous.


En route pour cette semaine de folie.

Un peu comme d'habitude, on commence par une balade le long de la Loire.














C'est toujours aussi agréable.


Visite du château de Villandry,  



réputé pour ses 6 jardins dont le jardin d'ornement de buis taillés et d'ifs en topiaire,





son jardin d'eau entouré d'un cloître de tilleuls,




et son potager décoratif formant un dessin de broderie.



lundi 23 avril 2012

Le Ladakh est incapable de résister à la surcharge des voyageurs.


Leh, le 23 Avril 2012 :

Alors qu'il devient une destination de vacances, le Pays des Neiges est incapable de résister à ce déluge de visiteurs. Chaque année, le nombre de touristes qui choisissent le Ladakh comme escapade augmente de façon exponentielle, affectant directement l'environnement et la culture du Pays des Neiges. De quelques 400 visiteurs il y a deux décennies, le Ladakh est maintenant parcouru par des milliers de voyageurs chaque année.

L'été venu, quoi de mieux que les montagnes couvertes de neige et les magnifiques panoramas du Ladakh ? 

Un manque de compréhension et de respect pour l'environnement du Ladakh de la part des visiteurs n'arrange pas les choses. Pendant des années, le Ladakh est resté une région stratégiquement et géographiquement isolé dans l'Himalaya occidental. Il s'agit d'une région semi-autonome comprenant les districts de Leh et de Kargil, et soumise à des conditions climatiques extrêmes. Le désert glacé de haute altitude supporte un écosystème unique qui abrite une population clairsemée avec quelques espèces rares de flore et de faune. En raison du long isolement du monde extérieur, un réservoir de gènes uniques, spécialement adaptée aux rudes conditions climatiques, s'est développé dans la région. 

Fait inquiétant, ce qui était rare est maintenant au bord de l'extinction. Le réchauffement climatique a eu des répercussions dans la région et, à part les habitants indigènes, personne ne s'en soucie vraiment, 
peut-être parce que non touché directement par le changement. 

Demandez à n'importe qui, il vous dira que le développement est la première cause de la crise 
environnementale et traditionnelle dans la vallée. Toutefois, ce n'est pas le développement qui dévaste la région, c'est le déséquilibre et le manque de perspective d'avenir dans les politiques de développement. 

Dans le passé, les traditions de prudence et de coopération couplées à une connaissance intime de l'environnement local ont permis aux Ladakhis non seulement de se maintenir mais de prospérer.
L'agriculture était la principale occupation alors que la survie était le seul grand défi qu'ils devaient affronter. Les champs étaient irrigués avec l'eau de fonte de la neige et des glaciers - la seule source d'eau pour la région. Environ 80 pour cent des Ladakhis dépendent de la fonte des glaciers qui, aujourd'hui, diminuent à un rythme alarmant. 

Le Ladakh est incapable de résister à la surcharge des voyageurs en conjonction avec les changements 
qu'ils apportent «inconsciemment». Le tourisme et le développement économique ont marqué le début d'influences majeures qui ont frappé particulièrement l'agriculture ladakhi. Les gens ont tourné le dos à leur source traditionnelle de subsistance et ont opté pour des emplois saisonniers liés à l'accueil touristique en ville. Pire encore, des denrées alimentaires subventionnées, offertes par un gouvernement bien intentionné, sont considérablement moins chères que les produits alimentaires cultivés localement.
Les gens ont abandonné leurs fermes. Les jeunes, acteurs déterminants de l'avenir de la région, ne savent même plus comment faire pousser l'orge sur leurs terres. 

Le but de la vie est de vivre en accord avec la nature", estimait l'ancienne génération du Ladakh, qui se 
souvient encore des beaux jours anciens. Il y avait une plus grande harmonie avec la nature en termes de systèmes classiques de gestion de l'eau et de l'assainissement. Une fosse à compost était utilisée pour les excréments. Elle n'impliquait pas l'emploi de l'eau, et ainsi supprimait la nécessité d'égouts et de canalisations.

L'utilisation de toilettes à chasse d'eau dans la plupart des hôtels, a été augmentée de collecteurs. Ceci 
est devenu la principale raison de la pollution des cours d'eau autrefois purs, car, en l'absence d'un système d'égouts, les eaux usées entrent dans les cours d'eau, polluant ainsi la seule source d'eau potable pour la population locale. Le Ladakh d'aujourd'hui appelle à l'aide. La célèbre fraîcheur de l'air est étouffé par les vapeurs de diesel, les ordures sont entassées dans les rues et la qualité de l'eau s'est détériorée. Cet ensemble montre l'image du "nouveau" Ladakh. 

Comme l'hiver devient plus froid et l'été plus chaud, la recrudescence du nombre de voyageurs et à leur 
suite des hôtels, restaurants et autres activités liées au tourisme a fait des ravages sur le fragile équilibre de la nature. L'orage qui a balayé la communauté le 5 août 2010 est un exemple redoutable de la fragilité nouvelle de l'environnement. De fortes pluies, inconnues dans cette région de haute altitude sont devenues un phénomène plus fréquent. 

Comme on dit, mieux vaut tard que jamais. La communauté a pris conscience de la crise. Diverses organisations tentent de rassembler les communautés pour sauver le pays des neiges de la catastrophe.
Parmi elles, le Ladakh Ecological Development Group (LEDeG) encourage le développement écologique et durable. De même, le groupe de femmes, Aama Tsogspa joue un rôle crucial dans la préservation de l'environnement avec des initiatives à succès comme l'interdiction de sacs en polyéthylène dans la vallée. Pour créer un sentiment de responsabilité chez les visiteurs, des règlements de conservation sont également mis en oeuvre. Les idées, adaptées à l'environnement local, se sont avérés fructueuses, comme la mise en oeuvre des ressources d'énergie renouvelables. Les communautés tentent de prendre des mesures correctives avant qu'il ne soit trop tard.

Traduction d'un article de " http://news.reachladakh.com/" du 23 avril 2012. 

PS: En randonnée, je garde mes déchets !

Les randonneurs sont en général des citoyens soucieux de l'environnementet de la nature et font attention à ne pas la polluer ou la dégrader. 

Mais l'on retrouve toujours, et malheureusement, des détritus au bord des chemins, dans la nature ou dans les rivières.

Quelques conseils pour bien gérer ses déchets en randonnée...

La première règle est de toujours emmener un sacqui fera office de poubelle, et que l'on gardera avec soi pour collecter les déchets.
Aucun détritus ne doit être laissé dans la nature ! L'objectif du randonneur est de ne laisser aucune trace de son passage... Zéro déchet.
Avant le départ, organisez-vous et anticiper votre production de déchets. Emmenez le moins d'emballages possibles : réduisez les emballages au strict minimum et privilégiez ceux qui sont recyclables ou dégradables.
Par exemple, apportez votre nourriture dans un sac en papier ou un journal, prenez une gourde plutôt qu'une bouteille d'eau en plastique...
Mais lorsque vous partez en randonnée pendant plusieurs jours, que faire avec les déchets accumulés ?
Les déchets organiques peuvent être enterrés dans la nature, à plus de 50 mètres d'un cours d'eau (épluchures, trognons de pommes restes de nourriture..)
Concernant les besoins naturels, ils peuvent être également enterrés ; du papier toilette 100 % biodégradable pourra être utilisé et également enfouit.
Tous les autres déchets accumulés tout au long de la randonnée gardez-les ! Et jetez-les dans une poubelle quand ce sera possible. Concernant les déchets qui peuvent être recyclés, jetez-les dans une poubelle de tri à votre retour !

Merci à tous de bien vouloir y penser lorsque vous serez sur les chemins de trek.


Le tourisme au Ladakh en chiffres

La rigueur du climat ladakhi ne permet une exploitation touristique de masse qu’entre les mois de mai et d’octobre2 avec des pics entre juin et août. L’hiver, l’accès au Ladakh n’est possible que par avion.
En 1974 seule la vallée de l’Indus est ouverte au public à cause des conflits indopakistanais et sinoindien qui se déroulent au nord et à l’est. De 1974 à 1988, le Ladakh va voir sa fréquentation touristique annuelle augmenter chaque année pour passer de zéro à 25'000 personnes. Si au début le Ladakh est fréquenté par des post-soixante-huitards voyageant seuls et très chichement ou par des passionnés de culture bouddhiste et d’archéologie, les guides touristiques vont par la suite rendre cette nouvelle destination populaire grâce à son attrait culturel et à son potentiel de trekking.
À ses débuts, la destination ladakhie est liée à la région du Cachemire3. Les troubles politiques qui s’y déroulent ensuite engendreront une baisse subite du nombre de visiteurs (de 23’000 à 7'000 personnes en 1990). Les années qui suivent montrent une stabilisation de la fréquentation, oscillant entre 15'000 et 23'000 personnes jusqu’en 2001. Pendant cette période, le Ladakh peut développer sa capacité d’hébergement4 et affiner ses produits touristiques5. La destination se fait de plus en plus connaître. Pour éviter une division des terres, la femme épousait l’aîné et les frères d’une même famille. Deux lois, une interdisant la polyandrie fut promulguée en 1941 ainsi qu’une autre exigeant le partage des terres équitablement entre les frères en 1949 furent petit à petit appliquées.
Il existe un petit nombre de touristes qui s’y rendent l’hiver pour faire le trekking sur la rivière gelée du Zanskar.
Il est alors déjà possible de se rendre à Leh par des vols directs depuis New Dehli.
Le nombre d’hôtels a en moyenne doublé entre 1984 et 1992, à savoir qu’en 1992, Leh compte 30 hôtels toutes catégories confondues et 50 guesthouses enregistrée ».
Un exemple de produit créé pou le tourisme est le Ladakh Festival qui a lieu au mois de septembre. « Il réunit une palette importante d’arts et de rituels religieux traditionnels ladakhis, notamment le tir à l’arc, les matchs de polo, les danses masquées, etc. ».

Dans les agences de voyage occidentales grâce aux tour-opérateurs proposant des séjours spécialisés destinés au tourisme de niche comme les voyages culturels ou les trekkings. De nouvelles régions sont ouvertes (Nubra et Rupshu).
Les événements terroristes du 11 septembre vont à nouveau plomber la fréquentation touristique mais depuis 2002, la hausse est sans précédent avec plus de 35'000 personnes en 2005. Nous supposons qu’aujourd’hui la fréquentation doit atteindre un nombre de personnes situé entre 40'000 et 45'000 par année. En 2008, on recense 66 Hôtels et 129 guesthouses, soit plus du double qu’en 1992. Cette augmentation est certainement liée aux problèmes politiques népalais. Ce sont d’ailleurs deux destinations de montagne complémentaires. En effet, le tourisme népalais fonctionne à plein régime au printemps et en automne tandis qu’il est « paralysé » par la mousson pendant l’été. Ce qui n’est pas le cas du Ladakh. Pourtant si on compare le Ladakh avec son voisin himalayen, il ne représente en 2000 que 3% de sa masse touristique3. Le Ladakh reste donc une destination de niche dans le tourisme himalayen.

La vallée de l’Indus est la destination « phare » du Ladakh.

*Premièrement, elle est située de part et d’autre du principal noeud touristique : la capitale Leh. C’est le « terminus » des deux routes qui mènent au Ladakh et c’est là que se situe l’aéroport.
Quasiment tous les touristes transitent par Leh. La plupart des hébergements et des agences locales sont d’ailleurs concentrés sur la surface de ce centre urbain. Selon les observations, il y aurait environ 80% des touristes entrant au Ladakh qui visitent un ou plusieurs grands monastères comme Hemis, Phyiang, Lamayuru et Thikse.

*Deuxièmement, la vallée de l’Indus est aussi l’axe culturel le plus développé.
En effet, le passage de la route de la Soie dans cette vallée et le soutien des nobles ladakhis ont richement doté les édifices culturels. À proximité de cet axe commercial millénaire se trouvent des monastères très anciens (XIe siècle) ou prestigieux, ainsi que les palais monumentaux des rois ladakhis. Par exemple, Alchi et Hemis, deux complexes religieux d’architecture bouddhiste tibétaine, ont été proposés en 1998, par l’Inde, à la liste du patrimoine culturel mondial. Un troisième, Basgo a reçu « the Award of Excellence of The UNESCO Asia-Pacific Heritage Awards 20076 ».
Au Népal, les problèmes politiques liés aux guérillas maoïstes ont certainement « favorisé » la destination ladakhie.
En 2000, le Ladakh ne représente que 18'055 touristes contre 500'000 au Népal.
Une petite partie des voyageurs qui vont au Zanskar évite Leh s’ils arrivent depuis le Cachemire.
91% des hébergements du Ladakh sont situés dans la vallée de l’Indus.

*Troisièmement, comme un court séjour sans activité physique prolongée est conseillé afin de s’acclimater à l’altitude élevée du Ladakh, la vallée de l’Indus dispose de quelques jours pour dévoiler ses charmes. Ainsi l’offre touristique est résolument tournée vers le tourisme culturel. En effet grâce au réseau routier qui mène à tous les grands monastères, il est possible de visiter les constructions les plus éloignées, comme Hemis ou Lamayuru, en une journée. Les circuits « en étoile » s’adaptent parfaitement à la clientèle qui désire garder un logement de qualité à Leh et rayonner pendant la journée. Tandis que les voyageurs qui veulent parcourir la vallée vers l’aval ou l’amont pour accéder par exemple au départ d’un trekking et ceux qui quittent le Ladakh par la route peuvent aussi visiter quelques monastères situés le long du trajet.

Pour terminer la vallée de l’Indus possède encore deux avantages.
D’une part le privilège de l’ancienneté, puisqu’elle a été la première région ouverte aux voyageurs, fait qu’elle est la plus représentée sur les cartes postales et sur les photos des brochures touristiques. D’autre part elle offre la liberté de mouvement contrairement aux régions frontalières soumises à autorisation.

Une culture vivante riche en traditions

Si une partie des Ladakhis voit son mode de vie évoluer vers une société modernisée, la majorité d’entre eux vit proche d’un environnement naturel difficile. Le climat froid, l’altitude et le peu de ressources hydrologiques ont obligé ce peuple à trouver des solutions originales dans la construction de leur habitat et dans le système agro-pastoral. Pour le voyageur, c’est l’occasion de redécouvrir un monde où l’homme doit disposer de chaque potentialité naturelle grâce à un savoir-faire adapté.
De plus, la culture est très répandue dans le paysage : monastères et palais dominant la vallée, stupas et mane walls présents dans chaque village, drapeaux de prière dressés sur les crêtes et les cols. Les composantes culturelles se servent des composantes naturelles pour donner une signification au territoire. Ces paysages culturels stimulent le désir d’approfondir les connaissances du bouddhisme et de ses artefacts. C’est une tradition religieuse qui a de plus en plus de succès en occident grâce entre autres à la figure emblématique du Dalaï-Lama. Cette culture vivante est par ailleurs confirmée par les festivals religieux des monastères, qui sont chaque année plus fréquentés par les touristes. La forme du bouddhisme pratiqué au Ladakh provient des liens qu’il a toujours entretenus avec le Tibet. Mais l’occupation de celui-ci par la Chine et la disparition du bouddhisme en Inde ont contribué à la valorisation des biens de culture tibétaine sur le territoire indien. Il en résulte la proposition pour deux complexes religieux d’architecture bouddhiste tibétaine, Hemis et Alchi, de figurer sur liste du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.

La conscience locale d’un équilibre fragile
Moins d’une dizaine d’années après l’ouverture du Ladakh aux touristes, une prise de conscience
environnementale locale est apparue sous l’impulsion d’ONG formées par les premiers voyageurs. En effet, ceux-ci se sont rendus compte de l’impact du tourisme sur une population vivant très simplement et peu préparée à cette dynamique socioéconomique nouvelle venant se greffer sur un environnement fragile.
Même s’il manque encore des infrastructures de gestion environnementale, nous avons pu observer en général : des visiteurs « sensibilisés » à cette problématique, des agences touristiques « sensibilisant » leurs clients et des associations proposant des mesures « sensibilisantes ». Le bannissement des sacs plastiques en 1998 dans la capitale Leh grâce à l’action d’une ONG est un exemple de la dynamique environnementale en place.





mardi 21 février 2012

Symboles et instruments bouddhistes

Voici une page d'explication qui vous aidera à mieux comprendre les symboles bouddhiques

La Roue de la vie 


Présenté dans tous les monastères, la roue de la vie est l'un des symboles bouddhiques les plus anciens et les plus signifiants. 
Serré entre les griffes de Yama, seigneur de la mort, elle dépeint les six mondes des renaissances possibles:


I. Le monde des devas,
êtres célestes bénéficiant d'un karma favorable (somme d'actions antérieures méritoires).

II. Le monde des asuras,
êtres puissants et jaloux qui disputent aux dieux leur domaine

III. Le monde des hommes,
prisonniers de l'orgueil et de l'attachement au "moi". Leur souffrance sur terre est
la maladie, la vieillesse et la mort. Mais leur intelligence induit la conscience et la possibilité de trouver la voie de la délivrance.

IV. Le monde des animaux,
dominés par l'ignorance et l'impossibilité de distinguer les bonnes des mauvaises actions.

V. Le monde des pretas,
êtres avides, tourmentés de désirs insatisfaits, ils ne peuvent assouvir ni leur faim ni leur soif.

VI. Le monde des enfers,
brûlants ou glacés, y souffrent ceux qui ont accumulé un lourd poids d'actions négatives.

Sur la roue extérieure de la roue, douze images illustrent la chaîne de causalité de 
l'existence humaine, sans commencement et sans fin.


Au centre de la roue de la vie figurent les trois poisons qui, sous formes animales symboliques du porc, l'ignorance ; du coq, le désir ; du serpent, la haine, sont l'origine de notre égarement dans les divers destins et le moteur du mouvement cyclique perpétuel.

Avalokiteshvara


Qui étend ses mille bras et dresse ses mille têtes 
pour combattre les forces du mal.

Padmasambhava



Du sanscrit, Né-du-Lotus, le plus souvent connu sous le nom de Guru Rimpotche, 
le "précieux maître",  est révéré comme un segon Bouddha.

Les quatre gardiens


Le gardien du sud, nom sanscrit ; Virudhaka. Il a le visage et les mains bleus. Il tient une épée en signe de défenseur de la loi. Il règne sur les géants Khumbhandas.
Le gardien de l'est, nom sanscrit ; Dhritarashtra. Il joue d'un instrument à cordes. Il règne sur une armée de musiciens céleste, les Gandharvas.
Le gardiens de l'ouest, nom sanscrit Virupaksha. Il a le visage rouge et tient un petit chörten sur sa main droite et un serpent dans la main gauche. Il règne sur les Nagas, défenseurs de la loi bouddhique.
Le gardien du nord, nom sanscrit ; Vaisharavana. Il a le visage ocre Il tient une bannière de victoire dans la main droite et une mangouste qui crache des joyaux dans la main gauche. Il est le plus important des quatre gardiens.

La Thangka


Peints ou brodés sur des brocarts, les Thangkas ont pour sujet la vie des bouddhas, la théologie et l'astrologie tibétaine; Les plus beaux sont déroulés lors des festivals annuels des monastères et atteignent des tailles considérables.

La Khata


La Khata ou écharpe de la félicité est offerte en cadeau de bienvenue. Elle est symbole de courtoisie et de bénédiction. Les plus belles sont en soie légèrement moirée et à franche. Si la Khata est rendue, son propriétaire la garde car elle est désormais porteuse de bonnes intentions. Si l'interlocuteur offre une autre écharpe, c'est un gage de protection.

Le Mandala


Les Mandalas sont des représentations géométriques du cosmos. Ils se composent de carrés et de cercles concentriques et sont souvent utilisés comme support à la méditation. On en trouve peints ou brodés sur des Thangkas mais pas uniquement. En effet, les Mandalas de sable, que les moines passent des journées entières à créer, sont destinés à être effacés une fois terminés ; Ils symbolisent ainsi le caractère éphémère de la vie.

Le dorjé & ganthâ 


Le vajra ou dordjé, principe masculin, est le symbole du chemin qu’il faut suivre, ghantâ (la cloche) , principe féminin, incarne la connaissance, la vacuité. 
L’association du dordjé et du ganthâ symbolise à plusieurs niveaux la complémentarité du masculin et du féminin, du but et du moyen d’y arriver, du temporel et du spirituel.
Ils sont utilisés simultanément dans les rituels, le dordjé étant tenu dans la main droite, la cloche dans la main gauche.
Vajra signifie « diamant ». Le vajra ou dorjé représente à l’origine l’ « éclair » du dieu Indra et est certainement le symbole le plus important du bouddhisme tibétain.

Le Mâlâ & le moulin à prières


Le mâlâ est le chapelet Bouddhiste, fidèle compagnon du pratiquant qui le tient souvent à la main, enroulé autour du poignet ou autour du cou comme colier. Les Mâlâs représentent le temps et le cycle de la renaissance. Ils sont composés de 108 perles + 109ème plus grosse appelée Sumeru.

Tourner le moulin à prières est un geste quotidien pour les bouddhistes tibétains. Selon la règle, on doit le tourner dans le sens des aiguilles d'une montre en répétant le Mantra universel " On Mani Padme Hum "

Les Instruments de musique dans les monastères

Le Dung Chen


Le Dung Chen, tompette droite en métal (cuivre, laiton ou argent) est longue de 3 m. Elle produit un son long et profond qui peut être difficile à contrôler. Ces instruments sont généralement utilisés en paire au cours des rituels bouddhiques. La petite trompe tibétaine s'appelle Dbang Dung ; il ne faut pas la confondre avec le hautbois " le Gyaling"

Le Gyaling, cymbales & le Dhyangro


Le Gyaling sorte de hautbois. Il est spécifiquement utilisé dans les monastères tibétains durant les puja (rituels et prières). Le corp est en bois et il se prolonge par un pavillon en cuivre. Les anches sont insérées dans une pièce également en cuivre.


Le Dhyangro, tambour rond à deux faces recouvert de peau de chèvre ayant une poignée en bois en forme de "phurbu" (couteau rituel) toujours sculpté. Le Dyangro est battu à l'aide d'une baguette nommée "gajo".


Chörten ou " Kagani" pour un chörten de passage


Le Chörten illustre les étapes de la méditation permettant d'atteindre l'unité qu'il symbolise. 
Les niveaux représentent aussi les cinq éléments : la base, la terre ; le dôme arrondi, l'eau . 
la spirale conique (13 éléments), le feu ; le parasol, l'air et l'épi en forme de graine, l’essence de l'esprit.

On Mani Padme Hum


Les six divisions représentes un lotus a six pétales. E son centre se tient la lettre HRI qui symbolise Chenresi, en sanscrit Avolokiteshvara, le bobhisattva de la grande mésicorde.
Sur chacun des pétales est inscrite une des syllabes de la formule.
Chacune représente l'une des six classes d'êtres, tout comme sur la roue de la vie : dieux, titans, hommes, animaux, esprits avides et êtres infernaux

Le Gyaltsens



Ornements placés sur les toits des temples. Signe de victoire de la loi



Les ladakhis sont respectueux des cols. Tous les sommets sont ornés des centaines de drapeaux à prières qui égrènent leurs litanies au gré du vent des vallées. 
Ki Ki, So So, Hla Gualo o o o o
Les dieux sont vainqueurs, les démons sont vaincus.

Pour terminer, je ne saurais vous conseiller de prendre votre temps pour visiter un monastère, dans chaque gonpa il y a des trésors bien cachés. Voici celui du monastère de Lamayuru.


A gauche c'est Milarepa

Ici, c'est une représentation assez rare de Bouddha pendant sa période de jeûne.
(celle ci je l'ai trouvé en Birmanie)




jeudi 29 décembre 2011

Les frontières du Tibet historique


L'Himalaya

Loin de moi l'idée de vous faire un cours de géographie ou d'histoire sur les frontières historiques du grand Tibet. Je veux simplement vous démontrer ici, pourquoi les régions que je visite depuis quelques années déjà, sont aussi bien unies par la grande chaîne himalayenne, que par une culture millénaire qui s'est propagée au fil du temps par les différentes routes caravanières venant des quatre coins cardinaux de l'Asie centrale. Celles-ci convergeaient toutes vers les grands marchés de la ville de Leh, qui était devenue un lieu incontournable du commerce asiatique et était à la grande époque probablement l'une des villes les plus animées du monde.
D'immenses caravanes venues du Cachemire, du Punjab, de l'Afghanistan, de Khotan, de Yarkand et du Tibet arrivaient quotidiennement à Leh. 
La liste des marchandises transitant, à cette époque, est impressionnante. 
Du Sinkiang et du Tibet venaient la laine pashmina, le haschich, l'or et l'argent, les feutres et les fourrures, le thé noir et vert, les cuirs tannés, des velours, de la soie, des turquoises, du corail, des tapis, du musc, et du tabac, des raisins, des pistaches, du sucre etc ...
Du Cachemire et de l'Inde arrivaient le coton, les châles, les brocarts, l'opium, l'indigo, les plumes de hérons et peaux de loutre, les différentes épices, le miel, le sucre de canne, les dattes, l'orge, le blé le riz etc ...
Les marchands de Yarkand proposaient des étoffes russes.

Après un repos de plusieurs semaines, tout ce beau monde repartait avant l'hiver par les pistes , avec dans leurs bagages des abricots secs de la vallée de la Noubra ou du Baltistan, des produits de luxe indiens et du safran de Srinagar.
Le repos de plusieurs semaines à Leh que s'octroyaient ces marchands venus des quatre coins de l'Asie avant de reprendre le chemin de retour, semble avoir été amplement justifié par l'état des pistes et des dangers du voyage. Certaines caravanes devaient franchir des cols encore plus meurtriers que le Zodji La, tel que celui du Karakoram. Reliant le Sinkiang au Ladakh, ce col, situé à plus de 6000m d'altitude, est sans doute l'un des plus hauts du monde. Accessible durant quelques mois de l'année seulement, il faisait la terreur des caravanes qui devaient chaque fois lui payer un lourd tribut en bêtes de somme. Selon Diana Shipton, qui l'emprunta, la ligne continue d'os et de carcasses qui jalonnait la route, formait une espèce de signalisation macabre " Pas une seule fois avant d'atteidre les plaines, rapporta-t-elle, n'avons-nous perdu les squelettes de vue "

Ces échanges commerciaux durèrent jusqu'en 1951, date de la fermeture des frontières avec la Chine. 
L'arrêt des échanges avec les territoires sous contrôle chinois ruina l'économie du pays et convertit Leh en ville morte. Décrivant la cité en 1952, William Douglas écrivit " Seuls quelques magasins sont encore ouverts. Le vacarme d'antan a cessé dans le bazar. Les lourds panneaux de bois des échoppes ont été fixés et cadenassés. Les grandes caravanes ont cessé de descendre de Yarkand et de Demchok. Les marchands de Yarkand qui avaient traversé les hauts cols de la chaîne du Karakoram pour se rendre à Leh, sont désormais bloqués. Ils ne peuvent rentrer chez eux. Sans parents ou attaches, ils errent dans le Bazar déserté comme des âmes en peine. Pour Leh, traversant une crise qui ne semble pas temporaire, c'est la fin d'une époque. "
Comme quoi, il n'y a pas que les chameaux de Bactriane qui sont restés dans la vallée de la Noubra, des hommes y sont restés aussi. C'est normal, me direz-vous, mais de cela, les touristes y pensent peut-être moins lorsqu'ils vont chevaucher les chameaux dans ce bout de désert de la vallée de la Noubra !

Depuis les années 1950, vouloir découvrir le grand Tibet relève tout simplement de l'utopie.
La région que l'on appelle aujourd'hui " la région autonome du Tibet " est depuis plus d'un demi-siècle sous contrôle chinois et toute cette région est depuis très peu, pour ne pas dire pas du tout, tournée vers le monde extérieur. Le pays tout entier se dresse de plus en plus comme une forteresse isolée par les hautes montagnes qui l'entourent.

Si de nos jours le voyageur veut connaître les grandes traditions bouddhiques, il lui faut se tourner vers les régions frontalières du Tibet d'aujourd'hui, qui avant tous ces changement, faisaient elles aussi partie de ce grand Tibet historique.


Les frontières actuelles du Tibet, ce qu’on appelle la " Région autonome du Tibet ", ne représente sûrement pas tout le Tibet historique. Cela correspond à une simple délimitation administrative imposée par les Chinois en 1965.
Sous l'appellation « Tibet historique », cette aire revendiquée par le gouvernement tibétain en exil, est composée de trois régions traditionnelles : l'Ü-Tsang (dont la plus grande partie du territoire est comprise dans la région autonome du Tibet, l'Amdo (éclaté entre les provinces du Qinghai, du Gansu et du Sichuan ) et le Kham (dont le territoire est partagé entre les provinces du Sichuan, du Yunnan et de la région autonome du Tibet).

Le Tibet ethnique ou ethnologique ne s'arrête cependant pas là. Il dépasse aussi les frontières naturelles et représente toutes les régions qui furent autrefois habitées uniquement ou majoritairement par des gens d’origine tibétaine. Il s’agit du Tibet géographique, plus le Bhoutan, les régions orientales et occidentales du Népal, les régions, actuellement indiennes, du Ladakh, du Spiti et du Kinnaur et du Sikkim.

En attendant la révolution au sein même de la nomenclature chinoise qui mettra fin à la fermeture des frontières et à l'oppression du peuple tibétain, je parcours aujourd'hui les contre-forts et la chaîne de l'Himalaya pour aller à la rencontre de cette culture millénaire.
............. Il est d'ailleurs interpellant de constater que pour retrouver ces traditions, il faut aussi aller en Chine. Car il existe, côté chinois, à deux pas de l'actuelle région autonome, des bastions avancés de la langue et culture tibétaines, libres d’accès pour nous touristes car ils sont indépendants du Tibet, mais aussi sous l'emprise chinoise, ce qui ne fait pas de grande différence pour ces populations du Kham de l'Amdo.

Voilà en quelques lignes de ce qu'était le Tibet historique et sa région avant l’invasion chinoise du 7 octobre 1950 et aussi de la guerre qui a eu lieu au Spiti entre la Chine et l'Inde  en 1962.

De nos jours les choses semblent nettement se calmer dans ces régions frontalières avec l'Inde, que cela soit du côté chinois ou même pakistanais où il y a eu aussi des gros problèmes de frontière jusqu'en 2003. Depuis cette date, la frontière entre les deux pays n'est toujours pas délimitée à cause du glacier Siachen que les deux parties se dispute encore aujourd'hui, mais la guerre a cessé. 
Situé en bordure des parties indienne et pakistanaise du Cachemire, le glacier de Siachen, qui mesure environ 75 km en longueur et 5 km en largeur, est situé à plus de 6000 mètres d’altitude. L’Inde avait "sécurisé" cette région lors de l’opération Meghdoot en 1984, afin de devancer une éventuelle avancée de l’armée pakistanaise similaire sur cette zone, dont la démarcation n’est pas clairement définie. Depuis, les deux armées se sont affrontées à plusieurs reprises à Siachen, jusqu’à la déclaration d’un cessez-le-feu en 2003.
L’Inde considère que la frontière se situe à la ligne de partage des eaux formées par la chaîne de montagne de Saltoro, selon les principes internationaux de démarcation. Le Pakistan considère de son côté que l’intégralité du glacier se trouve en territoire pakistanais. 

L’Inde a jusqu’à présent refusé toute démilitarisation, craignant un partenariat militaire entre le Pakistan et la Chine, qui se trouvent de part et d’autre du glacier, et qui pourraient menacer la région indienne du Ladakh. Le Siachen est en effet situé juste entre la vallée Shaksgam, sous contrôle chinois, et la région pakistanaise du Baltistan. 

Le maintien d’une présence militaire à Siachen coûte environ 50 millions de roupies (780 000 euros) par jour à l’Inde, somme utilisée en grande partie pour le ravitaillement des troupes par hélicoptère. Plus de 3000 soldats, Indiens et Pakistanais confondus, sont morts à Siachen depuis 1984, la majorité à cause des conditions climatiques extrêmes et non au combat. 

Pour le moment, tout va donc un peu mieux dans toutes ces régions frontalières. Pour preuve, les touristes, même s'il leur faut des permis spécifiques pour se rendre dans ces régions proches de la Chine ou du Pakistan, peuvent néanmoins y aller pour une durée de 7 jours sauf au lac Pangong Tso (trop près du Tibet) qui n'est que de deux ou trois jours. A vérifier.

Voici les zones où il faut un permis spécial pour y aller: le Spiti, le Kinnaur uniquement  pour faire le tour du Kinner Kailash, la vallée du Dha, la vallée de la Noubra, le Tso Moriri, le Pangong Tso, Mahe.
Bien qu'il ne soit pas dans la même région, mais sur les contre-forts sud de l'Himalaya, il y a aussi le Sikkim où un permis spécial est demandé.
J'oublie peut être encore une autre région, mais un spécialiste me rectifiera bien au cas où. 
Merci à lui.

Après relecture du texte, je constate que je ne suis quand même pas très loin du petit cours d'histoire géo que je voulais vous éviter au départ. Mais que voulez vous, toute cette région est et a toujours été stratégique. Il m'était impossible de l'éviter totalement.
A présent, vous pouvez vous faire une idée plus précise sur le contour réel de ce Tibet énigmatique et des enjeux politiques de la région. Dans la foulée, j'aurais pu vous parler aussi du conflit au Cachemire, des problèmes du nucléaire entre l'Inde et le Pakistan, mais comme je ne suis pas journaliste de guerre, je m'arrêterai donc là.