vendredi 21 juin 2013

Troisième étape : La Clauze - Les Estrets

Le 10/05

Une nouvelle nuit pluvieuse. Pour mon malheur, je n'étais pas cette fois dans un gîte, mais bien sous ma tente à la merci d'un vent violent et d'une pluie battante. Autant vous dire que j'ai passé une nuit exécrable. Tant et si bien que j'ai décidé que, tant que la météo ne serait pas au beau fixe, je dormirais uniquement dans les gîtes. 


Il n'est seulement que 6h30, mais je quitte cet endroit, avec un certain soulagement. J'aimerais trouver un endroit pour être un peu au sec et boire un bon café. J'arrive très vite dans le hameau de La Clauze au refuge du pèlerin pour faire tamponner mon créancial. Ce que le propriétaire fait avec plaisir, mais il est encore trop tôt pour qu'il m'offre un café chaud. Je continue mon chemin jusqu'au prochain hameau. Là, j'ai plus de chance car tous les pèlerins sont occupés à prendre leur petit déjeuner. A la table, je revois Greg. Il n'a pas la tête des bons jours car il s'est levé ce matin avec un problème à la jambe et il y a des fortes chances que cela soit une tendinite. Comme il est réticent à prendre des médicaments anti-inflammatoires, le voilà forcé à s’en remettre exclusivement aux crèmes traditionnelles. Il espère pouvoir aller ainsi le plus loin possible. C'est ce que je lui souhaite aussi.
Mon grand café crème est à peine vide, que j'en reprends immédiatement un deuxième que je sucre encore un peu plus que le premier. Puis je vais jusque chez mes trois compères pour leur souhaiter bonne route et leur dire à bientôt.


   

Avec cette météo nettement trop pluvieuse pour un mois de mai, je profite de l'occasion pour faire des photos de cette ambiance particulière qui s'offre à moi aux premières heures du jour. Il faut bien tirer profit de l'aubaine de ce climat pourri !!! 




Rassurez-vous, malgré cela, mon moral reste intact. Il serait d'ailleurs difficile d'en être autrement, car il règne sur ce GR 65 une atmosphère tellement conviviale, cela aussi bien entre les pèlerins que chez les locaux. Je tiens tout naturellement à remercier ici tous ces locaux anonymes qui nous accueillent et nous encouragent si chaleureusement. 


Il m'est d'ailleurs impossible de trouver les mots exacts pour vous décrire ce je ressens. Mais une chose est certaine, je reviendrai faire ces chemins avec ma petite femme afin qu'elle puisse à son tour connaitre ça.




Aujourd'hui, ce sont les décors au cœur de la Margeride qui s'inscrivent au programme. La journée sera particulièrement longue, puisque l'étape se fera dans le hameau Les Estrets, soit à 32 km d'ici.

 Peu avant Sauvage, les pèlerins de passage découvrent "L'Hospitalet" un ancien domaine des Templiers. Ce sont les mêmes bâtiments qui accueillaient les Jacquets au Moyen Age. Moi je ne rentrerai dans cet ancien hôpital que pour remplir ma gourde.




En chemin,  je passe devant la fontaine et la chapelle Saint Roch au col de la Margeride. Au revoir le  département de la Haute-Loire, bonjour la Lozère.

Et Compostelle est toujours aussi loin !


Avec bonheur, il ne me reste que quatre km pour rejoindre mon gîte d'étape "Le Gévaudan". J'aurais pu poser mon sac à Saint Alban sur Limagnole, mais comme on m'a dit le plus grand bien du gîte qui se trouve au village des Estrets, j'ai donc préféré continuer ma route jusque là. Bien m'en à pris, car j'y ai retrouvé Jef et j'ai fait la rencontre de Dominique et de sa femme. Nous passerons effectivement une très belle soirée. Le programme de demain est un peu moins long que celui d'aujourd'hui, puisque je n'aurai que 23 km à faire avant de rejoindre l'auberge "Les Gentianes" à Fineyrols dans l'Aubrac.

mardi 18 juin 2013

Deuxième étape : Monistrol d'Allier - La Clause

Le 9 /05

Ce matin, je me lève le premier, Christophe préférant rester dans son lit en attendant que je prenne ma douche. Lorsque j'en reviens, il m’apprend qu'il a beaucoup plu toute la nuit. Je lui réponds que j'ai dormi comme un loir et que de ce fait, je n'ai rien  entendu.
J'imagine alors la nuit que nous  aurions pu passer si d'aventure, nous avions choisi de monter nos tentes sur un hypothétique bout de terrain plus ou moins plat après Saint Privat !!

Lorsque je jette un coup d'oeil à l'extérieur, je constate qu'il fait un temps à ne pas mettre un pèlerin dehors et que la pluie et la brume envahissent toute la vallée.
Je sais que le dicton dit que la pluie du matin n'arrête pas le pèlerin, mais la météo me laisse pourtant perplexe !!!
J'ai quand même l'espoir de voir une petite éclaircie et je commence à faire mon sac. Il faudra une bonne heure et demi pour entrevoir les premiers rayons du soleil qui bien vite réchaufferont un peu cet atmosphère hitchcockienne.
Je décide de partir le premier et propose à Christophe de l'attendre au premier endroit du village, où il a mayen de prendre un petit déjeuner. 
Sur cet entrefaite, le ciel s'est dégagé un peu plus et la brume a presque quitté la vallée.



Lorsque j'arrive au pont qui enjambe la rivière de l'Allier, je rencontre un autre pèlerin qui, comme moi, vient juste de mettre son nez dehors. Il fait une photo du pont construit par un certain Mr Eiffel !!! Ce sera ma première rencontre avec Jef. Il y en aura encore bien  d'autres tout au long de notre périple vers Compostelle.
Après avoir franchi le pont d'acier, je rentre, comme prévu dans le premier établissement et je commande déjà mon petit déjeuner en attendant l'arrivée de Christophe. Il ne devrait pas me louper puisque j'ai laissé mon sac à l'entrée de l'établissement. Mon breakfast à peine servi, voilà mon compagnon de route qui arrive. 

Pendant le repas, la discussion tourne bien évidemment autour de la grosse difficulté de la journée qui nous attend. Nous avons été bien prévenu et les avis ont été tous unanimes pour nous dire que la montée de Monistrol est un véritable calvaire. 



Le breakfast terminé, nous passons au petit magasin du bled, qui fait aussi boulangerie, pour acheter notre ravitaillement pour la journée.  Nous sommes prêts à partir.
Dès la sortie du village, le dénivelé de 500 mètres se dresse devant nous. Une seule solution s'offre à nous : attaquer l'ascension sans trop regarder vers le haut, sous peine de se froisser la nuque. 
Je monte à mon rythme. Ma mise en jambe n'est pas encore terminée que Christophe est déjà bien devant moi. Il prendra une telle avance que je ne le reverrai plus jamais. Les jours suivants, j'aurai beau demander aux autres pèlerins s'ils ont des nouvelles de lui, mais personne n'en aura plus avant plusieurs semaines.

De mon côté, je suis obligé de reprendre mon souffle régulièrement. Lorsque je jette un coup d’œil dans la vallée, je constate avec soulagement que mes efforts ne sont pas vains. L'arrivée à la chapelle de la Madeleine m'offre le prétexte de pouvoir souffler plus longtemps. Ce qui est appréciable. Mais ma petite halte prolongée aura pour conséquence de voir arriver la première pèlerine qui est partie ce matin de Saint Privat. Inutile de dire que lorsque j'ai vu Olga, une canadienne d’Ottawa,  débouler de la sorte sur une pente si raide, cela m'a fait l'effet d'un tel déplacement d'air que j'en suis resté tout éberlué. Sur cette véritable leçon de volonté, je reste humble et je reprends de plus belle, le chemin pentu !!




Après deux heures de difficultés, je termine enfin cette pénible ascension et je découvre à nouveau de grands paysages verdoyants. 



Je traverse différents villages sur les monts de Gévaudan. Peu avant celui de La Clauze, je choisis un endroit agréable pour monter ma tente. Je verrai ainsi passer tous ceux qui ont choisi d'aller jusqu'au hameau Le Flazet. Je retrouverai par la même occasion et pour le plus grand plaisir, Greg, Paul et sa petite amie qui est greque.

lundi 17 juin 2013

Première étape : le Puy en Velay - Saint Privat d'Allier

Le 8 /05

L'office terminé, le prêtre a invité les pèlerins à se rassembler au pied de la statue de saint Jacques. Après quelques brèves explications sur l'importance de ce point de départ du pèlerinage, il a demandé à chacun de nous d'où on venait. Nous avons pu ainsi nous rendre compte  que ce pèlerinage attirait des gens de différentes cultures. Dans l'assemblée, il y avait bien sûr, un grand nombre d'européens venus tous azimuts, mais aussi des japonais, des canadiens,  et même un libanais. Visiblement, cela intéressait notre prêtre car il avait un petit mot, une précision ou même une anecdote pour  chaque pèlerin.  
Le tour des participants terminé, il nous a remis une médaille souvenir tout en nous souhaitant un très bon chemin.

Je ressors de  la cathédrale. Devant moi, le grand escalier qui descend dans la ville, semble m'indiquer le chemin à suivre. 


En guise d'au revoir, je jette un dernier regard vers la cathédrale, une nouvelle aventure commence pour moi. Le moment est important car je ne sais vraiment pas comment je vais réagir au fil des jours de trek. J'ai bien une certaine "habitude" des gros efforts en Himalaya, mais ici, la distance qui me sépare de Santiago est nettement plus grande que les treks que j'ai effectués précédemment. C'est donc une nouvelle expérience qui se présente à moi et qui me pose bien des questions.



Pour autant, je ne démarre pas vaincu d'avance, aussi non je serais resté bien évidemment à la maison. Je commence donc ce périple de manière encore plus réservée que d'habitude sur l'idée d'arriver forcément au bout. 

L'objectif du jour, c'est d'aller jusqu'à Saint Privat d'Allier. Il y a 23 km, ça cela devrait quand même aller !!!!


Au bas de la rue, juste en face de la fontaine dite du "Choriste" premier arrêt pour faire un approvisionnement à la boulangerie. Pour le reste, j'ai ma gourde et mon saucisson pour mon étape du jour. La baguette sous le bras, je peux maintenant quitter le Puy. La sortie de la ville est un peu compliquée et je me trompe déjà de rue. Pas pour longtemps car immédiatement une brave dame me montre la bonne rue que je dois emprunter pour rejoindre les monts du Velay. J'arrive déjà à la sortie du Puy et me voici directement confronté à ma première montée. A peine en jambes, j'arrive au sommet, le souffle court. Heureusement que que ce premier effort n'est pas vain car la vue sur la statue de Notre-dame de France, le cloître de la cathédrale et le rocher Saint Michel d’Aiguille est imprenable. Hélas la vue m'a tellement séduite que j'ai oublié de l'immortaliser par une photo.

Après, le GR 65 devient un chemin caillouteux, fini le bitume pour le restant de la journée. C'est ici que je rencontre Christophe. Christophe est un suisse qui est venu à pied de Genève et il a bien l'intention, comme moi d'aller jusqu'à Compostelle. Nous ferons le reste de l'étape ensemble. 
Pour notre plus grand plaisir, nous continuons sur le sentier au milieu de grandes prairies vertes qui se transforment en cette saison en une immense étendue de fleurs jaunes.



Après les prés colorés, le terrain devient plus accidenté et de grandes crevasses verdoyantes s'offrent à nos yeux tout éberluer par le spectacle.

A Saint Christophe sur Dolaison, nous faisons une petite halte. Je profite de l'occasion pour me restaurer et remplir ma gourde à la fontaine. Le petit bourg est sympa et son église trône fièrement au milieu de la place.


Tout de suite après le village, la nature reprend ses droits.


Après 10 km et peu avant le village de Montbonnet, nous arrivons à la chapelle Saint Roch. Pendant que je fais des photos, Christophe choisit de continuer son chemin pour pouvoir réserver une chambre avant que le gros de la troupe n'arrive à l'étape. L'idée est bonne car en ce long weekend du 8 mai,  il y a plus de monde que d'habitude sur le GR 65.
Pendant que je profite du coin, je retrouve d'ailleurs une autre belge de Bruxelles avec qui j'avais déjà parlé peu après notre départ de la cathédrale.

De mon côté, le coin me semble tellement charmant que je flâne un peu dans les alentours de la chapelle avant de continuer mon chemin. La suite du parcours est plus grimpant et avant la descente sur Saint Privat d'Allier, j'arrive à une altitude de 1200 mètres. 



Après un petit bois, c'est le village le Chier. Il fait beau, je décide de faire une petit halte près de l’abreuvoir du village. L'étape n'est plus très loin, nul besoin de se presser puisque je vois Saint Privat dans la vallée. Après cette détente bienfaitrice, je termine l'étape en roue libre. 

Lorsque j'arrive au village, je retrouve Christophe qui est attablé en terrasse au Gîte - Bar "le Kompost'L" . Lorsque j'arrive à sa hauteur, il m'annonce tout de suite la couleur, il n'a trouvé qu'un lit de libre dans le gîte au lieu de trois !!! Lorsque la bruxelloise arrive à son tour, nous lui proposons de lui donner le lit de libre et nous, nous allons chercher une place pour ouvrir nos tentes après le village. Le marché est conclu et nous buvons un verre de bière ensemble.
Lorsque Christophe et moi quittons Saint Privat d'Allier, nous ne trouvons que des terrains en pente, impossible d'y monter nos tentes et décidons de continuer jusque Monistrol d'Allier qui se trouve à +/- 7 km. 

Le GR 65 emprunte un étroit chemin où on ne retrouve que des éboulis de roches plus casse-gueule les uns que les autres. C'est avec soulagement que j'arriverai bien après Christophe au gîte communal du village. 
Ici ce n'est pas la même cohue qu'au village précédent, nous serons d'ailleurs les seuls occupants du gîte.
Pendant que Christophe prépare un spaghetti sauce tomates, moi  je prends une douche bienfaitrice puis je  m'allonge un peu sur mon lit en attendant que le dîner soit prêt.
Si la journée d'aujourd'hui fut longue, mais pas forcément trop difficile, si ce n'est le dernier tronçon pour rejoindre Monistrol,  il en sera tout autrement demain. Car après avoir traversé le village, nous serons confrontés à un terrible dénivelé positif de 500 mètres avant de rejoindre le hameau de Montaure. Mais ça, ce sera pour demain, alors nul besoin de se casser la tête avant la confrontation.  

Direction le Puy-en-Velay

Le 7/05

Le réveil sonne, il est 4h45, j'emballe directement mes affaires dans mon sac. Je plie ma tente et je me dirige vers la gare. Sur place, je fais un brin de toilette dans un local réservé à cet effet, puis je déjeune avec les restes d'hier soir, avant de prendre le train comme prévu à 6h03. 
Aujourd'hui, le ciel est complètement gris et les températures ne sont vraiment pas très élevées pour la saison. Lorsque j'arrive à Aurillac, le soleil commence seulement à vouloir percer les nuages.
A 10h50, je quitte Aurillac sous un ciel plus clément. Dans 2 heures, je serai enfin à Puy-en-Velay. Je ne peux hélas pas dire que j'ai fait le bon choix en prenant l'avion à Charleroi pour  Rodez, puis encore deux trains et un bus pour rejoindre le Puy. J'aurais gagné beaucoup de temps en prenant directement un train à Bruxelles et passer par Saint Etienne pour rejoindre le Puy. Cela ne m'aurait pris que 9 heures. Mais bon, pas de regrets à avoir puisque j'ai le temps devant moi !!




Me voici enfin à destination. Comme tout bon pèlerin, je me dirige directement vers la cathédrale pour aller y chercher mon créanciale, sorte de passeport (obligatoire en Espagne) qui me permettra de dormir dans les gîtes et que je ferai tamponner tout au long de mes étapes comme le veut la tradition sur les chemins de Compostelle.




Le créanciale en poche, je visite la cathédrale.




 Puis je fais un tour dans les vieux quartiers de la ville pour me diriger ensuite vers le gîte "l'accueil des pèlerins" pour y réserver une place afin d'être certain de passer la nuit au chaud !!





Je suis accueilli par des bénévoles qui me montrent mon lit et me donne quelques consignes à prendre pour le bon déroulement de mon passage dans le gîte.
Une des bénévoles remarque mon dorge que j'ai autour du cou. Elle me demande d'où il vient ? Je réponds que je l'ai acheté au Zanskar ! Elle me demande alors si je connais le monastère de Karsha ? .......... La discussion est lancée et nous nous découvrons même une amie commune qui s'appelle Brigitte. Brigitte est une française qui s'est occupée de la construction, sur les terres du monastère de Karsha, d'un petit hôtel destiné à ceux qui font le chadar en hiver. Folle aventure qui lui a pris 5 années de sa vie et qui malgré les difficultés de constructions dans une région si éloignée, est arrivée à un résultat surprenant.

Le soir, je vais manger avec Paolo, un autre pèlerin qui a déjà fait le chemin. La soirée est courte. Demain je prévois de me lever à 6h afin de pouvoir assister à la messe à la cathédrale et à la bénédiction des pèlerins, avant de prendre moi-même les chemins vers Compostelle.

Comme d'habitude, je ferai tout au long de mon périple des photos et écrirai mes textes afin que vous puissiez, à votre façon, suivre mes pas qui, je l'espère, me conduiront jusqu'à Santiago. C'est du moins le but que je me suis fixé.

A bientôt à tous

Serge (Holidaytrip)

dimanche 16 juin 2013

Rodez aéroport, pour rejoindre le Puy en Velay

Le 6/05

13 heures : je suis à Rodez aéroport. Ici pas de transport en commun pour rejoindre le centre ville qui se trouve à un peu plus de 10 km. Je décide donc de faire du stop pour aller jusqu'à la gare SNCF. Pas le temps de déposer mon sac qu'une voiture s'arrête déjà. La personne me demande si je vais au centre ? oui plus exactement à la gare. La dame de Rodez me dit que je peux monter et me propose même de faire un détour pour m'amener directement à la gare. Tout commence donc très bien pour moi, mais cela ne pouvait évidemment pas durer ainsi !! Lorsque j'arrive au guichet pour acheter mon ticket pour rejoindre Puy-en-Velay, le guichetier me dit qu'il n'y a plus de train aujourd'hui pour le Puy. Le prochain train n'est prévu que pour demain et encore, il ne part qu'aux alentours de 16h30 !!!! Après avoir envisagé diverses solutions, le guichetier me propose de rejoindre Figeac, d'y passer la nuit et de repartir le lendemain (6h00) en train pour Aurillac. De là, un bus me conduira au Puy. L'option me semble valable et j'achète donc mes billets. 
J'arrive à Figeac à 17h. De la gare, je me dirige directement vers le centre-ville, afin d'y faire quelques courses pour me sustenter. Les achats terminés, je commence à chercher un gîte pour la nuit. Hélas tous sont complets, même chez les carmélites et je suis obligé de chercher un coin tranquille pour monter ma tente. Ce coin sympa, je le trouverai après une bonne heure de recherche. Je monte immédiatement ma tente, mange un bout et je me couche immédiatement car je suis crevé.